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  • : La géopolitique par Jacques Soppelsa
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Cv Jacques Soppelsa

Agrégé de géographie , Docteur d'Etat ,et Professeur de géopolitique à l'université Paris I (Panthéon-Sorbonne). Retrouvez le Cv résumé en cliquant sur le lien suivant : Jacques Soppelsa

Recherche

Publications

1971 : Les Etats Unis (PUF)
1972 : Géographie Universelle (2 tomes) Livre du mois
1973 : Le Moyen  Orient (3 tomes) Mang
1975 : L'économie des Etats Unis (Masson). Livre du mois
1976 : La Géorgie méridionale et le Vieux Sud des Etats Unis (thèse)
1979 : Les grandes puissances (Nathan)
1980 : Géographie des Armements (Masson) Livre du mois
1981 : Histoire du Far West (Larousse  BD) 32 facsicules en coll.
1982 : La Terre et les hommes (Belin)
1984 : Des tensions et des armes (Publications de la Sorbonne)
1986 : Lexique de  Géographie Economique (en coll  Dalloz)
1988 : Lexique de Géopolitique (Dir. Dalloz)
1992 : Géopolitique de 1945 à nos jours (Sirrey)
1994 : La Patagonie (en coll. Autrement)
1995 : Los Frances en Argentina (en coll .Zago)
1996 : La dictature du rendement (Ellipses)
1997 : Dix mythes pour l'Amérique (Colin)
1999 : la démocratie américaine (Ellipses)
2001 : Géopolitique de l'Asie Pacifique (id)
2003 : Le Dialogue régional en Amérique Latine (Ellipses)
2005 : Les Etats Unis .Une histoire revisitée (La  Martinière-.Le Seuil)
2006 : "Dix morts en sursis" -Roman de Géopolitique fiction- Editions du Club Zero
2008 : Géopolitique du monde contemporain (en coll.) (Nathan)

2009 : Les sept défis capitaux du Nouvel Ordre Mondiale

2010 : Dictionnaire iconoclaste de l'immigration

2011 : Géopolitique et Francophonie

2012 : Louis XVII, La piste argentine

Archives

19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 18:42
Le ¨Professeur Simon Petermann vient de publier, aux éditions André Versailles, un ouvrage tout à fait remarquable consacré à Guantanamo.
Simon Petermann, Doyen honoraire de la Faculté des Sciences Politiques de l’Université de Liège, spécialiste du Moyen Orient et des questions de renseignement, expert pour l’Assemblée Parlementaire de l’OSCE, auteur de nombreux essais (comme « le Processus de Paix au Moyen Orient" (PUF,Paris), « les services de Renseignement en Belgique et les nouvelles menaces « (Politeia,Bruxelles) ou « les Cent discours qui ont marqué le XXeme siècle » (chez André Versailles) s’est rendu à trois reprises dans le Centre de détention de Guantanamo.

L’Administration Bush, dans sa guerre contre le terrorisme, a décidé en 2002 de transférer des centaines de terroristes présumés dans la prison située sur la base américaine de Guantanamo, à Cuba. Dans cette zone de non droit, ces hommes auxquels on a refusé le statut de prisonniers de guerre ont été soumis pendant plusieurs années à des conditions de détention difficiles et à d’incessants interrogatoires. Les méthodes utilisées, dont on sait aujourd’hui quelles étaient proches de la torture, ont suscité l’indignation dans le monde entier. Guantanamo est devenu le symbole d’une Amérique vindicative. Que s’est il véritablement passé ? Qui sont ces terroristes présumés ? D’où viennent ils ? Quels sont ceux qui ont été transférés des prisons secrètes de la CIA vers Guantanamo ? Quelles techniques d’interrogatoires ont été utilisées ? Comment fonctionnent les tribunaux militaires mis en place pour juger les détenus ? Comment le président Obama va t-il gérer ce cadeau empoisonné de l’Administration Bush ? A toutes ces questions, Petermann, dans un style vivant et clair, tente de répondre objectivement.

Relisons quelques paragraphes de son Avant Propos :
« Le 22 janvier 2009, le président Barak Obama, à peine installé à la Maison Blanche, annonçait son intention de fermer la prison de Guantanamo.Cette décision a été saluée par les organisations de défense des droits de l’homme américaines et internationales, ainsi que par de nombreux pays dans le monde. Il était temps. Depuis sept ans, ce bagne tropical ne cesse de ternir l’image des Etats Unis et dessert sa cause dans le monde. Cette prison, dont le seul nom évoque aujourd’hui le pire enfermement et la torture au mépris des lois des prisonniers présumés coupables, a donné des arguments aux islamistes radicaux pour poursuivre leur combat. Elle a aussi conforté tous les dictateurs dans l’idée que les « leçons de morale » de l’Occident n’étaient qu’un écran de fumée destiné à soulager sa conscience…
· Ce livre a été rédigé à la suite de trois visites successives (en 2005, 2006 et 2007) en qualité d’expert de l’Assemblée Parleementaire de l’OSCE, pour la « Commission Guantanamo » présidée par Anne Marie Lizin, à l’époque présidente du Sénat de Belgique. Ces visites, souvent frustrantes, étaient parfaitement encadrées et les contacts avec les détenus non autorisés. Nous savions par avance qu’elles ne pouvaient que déboucher sur de nouvelles questions critiques. Avons nous été manipulés par nos interlocuteurs briefés pour ces visites ? Derrière la version officielle, que se cachait il ? Nous a t-on fait visiter une « prison Potemkine » ? Dans cette situation, il est difficile de se départir d’un sentiment presque instinctif de méfiance. Et pourtant, ces visites nous ont permis, en discutant avec des responsables politiques et militaires au plus haut niveau, avec les avocats des détenus et des représentants des organisations de défense des droits de l’homme ,d’approcher au plus près des réalités …
· Ce livre se veut une modeste contribution au débat qui ne s’arrêtera pas avec la fermeture de la prison de Guantanamo. Il n’a pas la prétention d’avoir fait le tour complet du sujet. Il a pour seule ambition d’offrir aux lecteurs quelques clefs pour mieux comprendre pourquoi les Etats-Unis se sont engagés dans une voie contraire aux idéaux sur lesquels ils se sont contruits
» (fin de citation) »
· Modeste contribution ? C’est manifestement Simon Petermann qui est trop modeste. Nous recommandons sans réserve la lecture de cet essai, une contribution qui, à tous égards, ne peut pas laisser insensibles les démocrates du monde en général, et les amis (dont nous sommes) des Etats Unis en particulier ·

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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 12:02
Maitre Patrick MASSON
Avocat fiscaliste -

LIBRE OPINION

En évitant le double danger de fragiliser les entreprises qui le sont déjà et de créer de surtaxes qui pourraient avoir pour effet une délocalisation des centres de profit, permettez nous de proposer ici quelques pistes de réflexions susceptibles d'améliorer la donne fiscale dans notre pays:

Un constat, tout d'abord: Les rares entreprises françaises réalisant d'importants profits sont aujourd'hui les entreprises pétrolières, tel que Total.

Aux yeux du public ces profits paraissent indécents alors que le prix des énergies fossiles flambe pour le consommateur (carburant, gasoil domestique).

Ces entreprises en général refusent d'être stigmatisées sur leurs profits en indiquant que pour l'essentiel ils proviennent de résultats qui trouvent leur source hors de l'hexagone et que ces profits sont nécessaires par ailleurs pour effectuer des recherches de gisements pétroliers de plus en plus coûteuses qui ne sont rentables qu'à la condition que le prix des carburants soit cher.

Même si ces arguments ne sont pas dénués de fondement il n'en demeure pas moins vrai que c'est la masse des profits réalisés et l'importance des dividendes distribués qui en ces temps de crise sont les plus mal perçus.

L'autre constat est que la France manque cruellement d'emplois non qualifiés qui ont pour la plupart été délocalisés.

Dans ces conditions, ne pourrait-on pas faire accepter ou imposer que sur le territoire national les carburants soient distribués aux heures ouvrables par des pompistes dont les rémunérations seraient nécessairement prises en charge par les compagnies pétrolières et non par les gérants libres de stations-service.

Je suis persuadé, qu'une telle initiative aurait un impact très positif en termes de communication.

Je permettrai enfin d'oser une réflexion plus générale sur la nécessité de créer des marges budgétaires sans obérer les revenus des ménages et des entreprises.

C'est un sujet relativement tabou en France mais je constate qu'aujourd'hui les patrimoines très conséquents sont transmis sans aucune imposition ou une imposition très faible, alors que les écarts de patrimoine n'ont cessé de se creuser ces 15 dernières années et que corrélativement la part de la valeur ajoutée consacré au travail a baissé de plus de 15 %.

L'analyse de Jacques Attali, dans l'opus qu'il vient de publier, explique que la crise des subprimes trouve son origine dans une pression à la baisse de revenus et dans une incitation à l'endettement des ménages, qui de ce fait sont devenus insolvables.

Cette analyse que je partage suppose qu'il convient d'opérer une redistribution intelligente et je ne suis pas certain que le recours au seul critère de la valeur travail soit suffisant.

Le constat est qu'il faut amorcer une redistribution des patrimoines, et en tout cas solliciter les plus riches d'entre nous pour faire face à un effort de guerre économique et redonner espoir aux citoyens avant que le syndrome grec ne contamine l'Europe.

Pourquoi ne pas imaginer une surtaxe ponctuelle qui viendrait frapper les transmissions de patrimoine (au-delà d'un certain montant), incluant par ailleurs les assurances-vie (également au-dessus d'un certain montant) ?

Cette mesure sans doute peu populaire dans l'électorat traditionnel de droite tombe sous le sens puisqu'elle n’affecterait ni les revenus des ménages ni les profits des entreprises.

À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles.

Avec la pédagogie qui s'impose, l'électorat de "droite" pourrait comprendre une telle mesure, et l’électorat de "gauche" n’aurait rien à ajouter.

Enfin, il conviendrait peut-être d'explorer une autre piste : comment justifier que des plus-values très conséquentes (immeubles détenus depuis plus de 15 ans) soient aujourd'hui totalement exonérées d'impôt sans aucune utilité économique alors que les revenus fonciers sont aujourd'hui taxés à plus de 50 % (au taux marginal) si l'on inclut les prélèvements sociaux et le prélèvement en faveur du RSA, ce qui constitue un frein à l'investissement locatif et qui oblige les pouvoirs publics à mettre en place une multitude de régimes dérogatoires pour inciter les particuliers à se porter sur ce secteur.

Ne pourrait-on essayer de remettre à plat la fiscalité immobilière en baissant le poids des prélèvements obligatoires sur les revenus fonciers au détriment des exonérations de plus-values.?
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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 21:59


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La politique africaine de la France :

Changement dans la continuité ?

 

 

Emmanuel DUPUY

Le 6 mai au soir, Nicolas Sarkozy, alors fraîchement élu exposait les axes programmatiques de son mandat en matière de politique extérieure, qu’il s’agisse du projet de création d’une Union de la Méditerranée ou de bâtir « l’Eurafrique ». Le nouveau président de la République est venu le rappeler au cours d’un discours prononcé à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, le 26 juillet dernier.

 

L’impact de ses propos, à destination de la jeunesse africaine, fut d’autant plus retentissant qu’ils ont installé un profond malaise. Entre incompréhensions et formules oratoires hâtives, ce discours semble avoir profondément troublé les Africains, qui estiment avoir vu dans la geste présidentielle et la main qui a guidé sa plume, une prose paternaliste et marqué d’un brin de nostalgie coloniale.

 

Depuis, un autre discours prononcé, le 28 février dernier, au Cap, devant les parlementaires sud-africains, semble avoir été nettement mieux perçu. Tout semblerait indiquer que la France souhaite, notamment, « remettre à plat » les accords de défense qui nous lient avec certains Etats africains depuis les années 60.

 

Si l’on en croit le contenu de ce discours qui se voulait fondateur, un nouveau chapitre des relations françaises et euro-africaines, devrait ainsi s’ouvrir par la mise en place de nouvelles relations constructives et décomplexées, sous le sceau d’une stratégie commune entre « nations égales en droits et devoirs » de part et d’autres des continents européen et africain.

 

Car, si l’on considère, le népotisme, la corruption, la gabegie, le clientélisme, le paternalisme, l’assistanat et son détournement, les conflits chroniques, comme les maux qui affectent plus sévèrement qu’ailleurs le continent africain, alors il convient, en effet, de trouver enfin un remède à une situation parfaitement identifiée de longue date.

 

Volontairement lyrique, le président, n’hésite pas à appeler de ses vœux une « renaissance » qui rejaillerait sur tout le continent. Déjà, lors du Sommet de la Baule, en 1990, le président Mitterrand avait jeté un pavé dans la marre en imposant le principe de conditionnalité de l’aide. Lionel Jospin avait semblé lui emboîter le pas en prônant la doctrine du « ni ingérence, ni indifférence » ou « d’accompagnement sans dictée ».

 

« L'Afrique est au cœur des priorités de la France », avait coutume de rappeler Jacques Chirac, encore fallait-il que les intérêts stratégiques de la France épousent ceux des pays africains…

 

 

« Sans l'Afrique, la France deviendrait une puissance de troisième rang », entend-on dire ici et là. Cependant, malgré un discours constant sur la nécessité du renforcement de la lutte contre la pauvreté et de l'aide au développement, la France risque de n'être bientôt plus prise au sérieux. Bien que les Africains aient appris à ne plus trop considérer ce type de déclarations tonitruantes et bien que le « pré carré » ne soit plus le seul apanage de la France et de ses présidents africains choyés, le discours du cap se veut un tournant déterminant dans la relation entre deux continents, marqués par des liens indélébiles, quoique non exempts de d’écueils et responsabilités partagées.

 

Ce sont ces liens indéfectibles, qui ont eu néanmoins tendance à se distendre depuis quelques années, qu’il convenait de doper de nouveau. Le contexte d’un surcroît d’intérêt pour l’Afrique, en quête d’une meilleure représentativité dans la gouvernance économique et diplomatique, entrée de plein pied dans la mondialisation - pour le meilleur comme pour le pire - en faisait une urgente nécessité.

 

 

Un tournant dans les relations France-Afrique ?

 

Le principe de précaution prôné par Nicolas Sarkozy, qui semble vouloir lui accoler la volonté de transparence vis-à-vis des règles d’engagement des soldats français aura-t-il le même impact ?

 

La duplication de forces agissant sous deux mandats différents dans un même espace, comme c’est actuellement le cas avec les 1500 soldats français du dispositif Epervier et les 2100 qui constituent l’ossature de la nouvelle force de stabilisation - sous étendard européen - dans l’est du Tchad, semble, en tout cas, accréditer la portée du discours du Cap.

 

Médias et opinions publiques s’interrogent, en effet, de plus en plus ouvertement sur la pertinence - ou pour reprendre le terme choisi par le président français lors de son discours en Afrique-du-Sud-, l’obsolescence quant à la rédaction de tels accords bilatéraux qui nous lient le plus souvent les mains et occasionnent vis-à-vis de nos partenaires de profondes incompréhensions…

 

Parfois incompris par les populations locales elles-mêmes, le plus souvent maintenus dans l’ignorance de leur contenu et clauses secrètes, fréquemment récusées par les pouvoirs en place, comme ce fut le cas il y a quelques mois à N’Djamena, à Abidjan depuis 2003, ou à Bangui si l’on remonte un peu plus loin encore, ces accords semblent parfois nous revenir en pleine face.

 

Ces derniers seraient ainsi passés au crible des nouveaux paradigmes de sécurité, où le terrorisme, les menaces environnementales et leurs conséquences géopolitiques, l’irruption de nouveaux acteurs - en premier lieu desquels les Américains et les Chinois-, les risques portées à la sécurité des sources vitales d’approvisionnement (eau, hydrocarbures), ainsi que le phénomène de contractualisation et de privatisation de la coercition semble remettre durablement en cause la cadre stratégique qui prévalait jusqu’alors.

 

Déjà, en février 2007, le principe de repositionnement, voire de fermeture de certaines bases militaires françaises en Afrique avait été retenu. Nicolas Sarkozy soulignait, à cet effet, que comme l’armée française « n’est pas un corps expéditionnaire destiné à jouer les pompiers ou les gendarmes aux quatre coins du monde », il se réservait le droit de revenir sur les choix qui ont guidé la politique extérieure militaire de la France. L’opération Licorne et ses 3600 hommes en Côte d’Ivoire était sans doute en ligne de mire…

 

Tout ceci, semble aussi pleinement justifier une volonté de communautariser ce vaste chantier, d’où un appel du pied nettement marqué au Cap en direction de nos partenaires européens.

 

Certains voient

, en effet, dans la politique européenne d’aide au développement, principal levier de l’action de l’UE en direction du Sud, d’une part et les missions européennes de résolutions des conflits et de gestion de crises (Eufor RCD et Eurfor Tchad-RCA) d’autre part, les laboratoires de l’émergence d’une véritable politique extérieure et de sécurité commune, depuis trop longtemps en gestation.

C’est du reste ce à quoi les Objectifs du Millénaire de l’ONU (septembre 2003) nous incitent, dans le sens d’une meilleure utilisation de l’aide au développement, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption et de la prévention des conflits.

Encore faudrait-il que tous nos partenaires européens le comprennent avec la même prégnance. Force est de constater que l’accouchement dans la douleur de la mission de stabilisation européenne au Tchad et en RCA, où les moyens humains et financiers promis par Londres manquent cruellement est de nature à en remettre sérieusement en cause la crédibilité.

 

 

Une politique de défense française sur le continent africain en profonde mutation

 

Même s’il est sans doute un peu tôt pour parler d’une réelle rupture dans la relation passionnelle liant la France au continent africain, des inflexions et de réels ajustements sont, néanmoins, en cours.

 

Cela s’est notamment traduit après des étapes traditionnelles et attendues au Maghreb et en Afrique de l’Ouest (Algérie, Maroc, Tunisie, Gabon, Sénégal…) en passant par des détours imposés par l’actualité du moment - de Tripoli à N’Djamena par de nouveaux circuits diplomatiques qui ont amené le Président en Afrique du Sud, après l’Egypte, tous deux candidats crédibles pour le siège africain au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies que le Président souhaite favoriser.

 

La promesse d’une grande tournée africaine à l’automne, sur le mode de celle que vient de terminer le président Georges W. Bush, semble correspondre à une évolution marquante en direction de cette autre Afrique. Des « Pays du champ » à ceux qui appartiennent à la sphère d’influence anglophone, dans sa partie orientale, centrale et australe, le Président semble vouloir tout mettre sur la table, en toute transparence, quitte à bouleverser la géopolitiques traditionnelle es alliances en Afrique, comme il tente de le faire, du reste, au sein de l’UE et sur le pourtour du bassin méditerranéen.

 

Mais de quoi parle t’on vraiment quant il s’agit d’évoquer la présence militaire et l’influence française sur le continent africain ?

 

Celle-ci peut apparaître comme extraordinairement diffuse, puisqu’elle se caractérise par l’ancienneté des liens politico-militaire désormais quasi cinquantenaires que les indépendances dans les années 60 et les processus démocratiques au début des années 90 nous ont permis de lier avec l’ensemble des pays africains, avec néanmoins un intérêt nettement plus marqué pour l’Afrique francophone, longtemps considérée comme notre « chasse gardée ».

 

La présence française prend, par ailleurs, un tour nettement plus « formel » quand il s’agit d’évoquer les d’accords de défense, de coopération militaire, d’exfiltrations des Chefs d’Etat, et d’assistance technique qui nous lient à plus d’une vingtaine de pays africains, ayant assuré sur le continent africain une certaine stabilité institutionnelle !

 

C’est donc sur quatre points essentiels que la nouvelle politique africaine de la France semble devoir s’appuyer.

 

Le premier point consisterait à ajuster le partenariat stratégique entre la France et les pays africains aux nouvelles normes des relations internationales qui prévalent sur le continent. Ceci aurait pour but de tenter de répondre aux profonds déséquilibres que l’ancienneté et l’opacité des dits accords semblent avoir incrusté sur l’échiquier africain.

 

Le second point peut, quant à lui, relever de la gageure, tant le souhait - au demeurant louable - de passer au crible de l’opinion publique et de viser à la transparence et à l’accessibilité des accords existants - ne saurait cacher une partie plus cachée de ces dits accords. L’adage selon lequel « le diable se niche dans les détails » prend ici tout son sens…

 

Plus en amont, Nicolas Sarkozy a souhaité de profonds ajustements structurels et conceptuels, plaçant l’africanisation et l’européanisation de la sécurité au cœur de ses propos. Vaste chantier, en effet, surtout si l’on prend au mot le Président de la République quand il souhaite engager au plus vite cette rénovation, longtemps berceau de cette elliptique et tenace « FrançAfrique » qui semble avoir garder toute sa puissance immanente...

 

Le nouveau locataire de l’Elysée prend néanmoins scrupuleusement soin de cadrer d’emblée cette noble ambition avec l’objectif global de sécurité collective et la mise en place effective des capacités de résolution de crises que s’est fixée l’Union africaine - à l’horizon 2010-2012 et qui ont fait cruellement défaut jusqu’ici au Darfour ou au Kenya. Vœux simplement pieux ou tâche gargantuesque qui incombe tout d’abord aux Africains eux-mêmes. L’actualité de la mise au pas de la sécession d’Anjouan vis-à-vis des Comores vient d’ailleurs remettre en place certaines idées reçues, qui font que la formation, l’équipement, l’entraînement et, comme on l’a vu à cette occasion, le transport des casques blancs africains - dépendent encore très largement des moyens français pré-positionnés. Le hic vient du fait que c’est justement celle là qu’il s’agirait aussi de diminuer drastiquement…

 

Par ailleurs, en appelant de ses vœux une pleine association du Parlement français à ce re-toilettage attendu de la politique africaine de la France, le discours du Cap semble déjà créer quelques remous, compte-tenu de son annonce surprise et de la méconnaissance dans laquelle étaient placés les dits élus de la République, comme les Etats majors…

 

Néanmoins, faut-il voir une certaine logique de cette annonce, avec les conclusions de la Commission Balladur sur la réforme des institutions qui appelait, elle aussi, à une association plus poussée du Parlement aux grands débats d’orientation générales, permettant au passage au Président de la République de venir s’exprimer devant les parlementaires, à la manière d’un Président américain faisant son discours annuel sur l’état de l’Union.

 

 

Evolution tranquille ou rupture douloureuse ?

 

Face à toutes ces bonnes intentions, les faits sont néanmoins têtus. Rappelons, qu’en ce début d’année 2008, sur les 37 000 soldats français déployés en dehors des frontières, près de 11 500 sont basés en Afrique, dans le cadre des Opem - opération de maintien de la paix - sous l’égide des Nations unies (Sahara occidental, Côte d’Ivoire, Egypte), de l’Union européenne (est et sud-est du Tchad, de la République centrafricaine, Soudan et RDC), d’Opex menées par la France seule (Tchad, Cameroun, dans le golfe de Guinée, Togo, République centrafricaine et Côte d’Ivoire) ou de ce qu’on appelle les forces de présence (Sénégal, Gabon et Djibouti).

 

Même s’il ne fait nul doute que la présence de quelque 12 000 soldats français pré-positionnés sur le continent (Sénégal, Gabon, Djibouti) et ceux engagés dans l'opération Licorne en Côte-d’Ivoire (2900), Epervier au Tchad (1500), Boali en République centraficaine (400) est vouée à évoluer, encore faut-il se rappeler que leur présence est souvent perçue comme un élément indispensable aux objectifs que s’est donné la Communauté internationale, à savoir l’accès aux trois D (Démocratie, Droits de l’Homme, Développement). Par ailleurs, la charge économique de cette présence (à peu près 600 millions d’euros par an pour la totalité des opex, dont 250 pour la seule opération Licorne) nous incite aussi à en revoir la légitimité tactico-opératoire…

 

La volonté « d’européaniser » l’ambitieux programme d’accompagnement, de formation, d’entraînement et d’équipements des forces armées africaines, (RECAMP - renforcement des capacités africaines de maintien de la paix - lancé en 1998 lors du Sommet du Louvre, sous l’égide de l’ONU, en partenariat avec l’Union Africaine et sous l’égide de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest - CEDEAO) en est l’illustration parfaite.

 

Les missions de formations des armées africaines seraient ainsi privilégiées sur les responsabilités de contrôle militaire sur le terrain, du moins cela semble avoir influencer certains passages du prochain Livre blanc sur la défense et la sécurité qui devait être rendu public au cours du mois de mars ou qui le sera début avril 2008. L'on va même jusqu'à évoquer la duplication de forces « classiques » d'interventions aux côtés de troupes ayant un fort niveau technologique, dites de « haute intensité ».

 

Néanmoins, cette rupture tranquille avec une certaine vision « gaullienne » du lien entre la France et l’Afrique, marquée par l’importance de la relation interpersonnelle nouée par ses prédécesseurs avec les chefs d’Etat africains se fera sans doute sur quelques années, le temps de « s’apprivoiser » mutuellement, voire de trouver les alternatives démocratiques aux monolithismes institutionnels et politiques qui règnent dans bon nombre de pays de ce qui fut, dit-on, notre « pré-carré ».

 

Cela est sans doute inéluctable compte-tenu des formidables enjeux en cours, visant à intégrer l’Afrique dans le commerce mondial (le continent ne représente, en effet, que 1,7% du commerce international alors que le taux de croissance global des 53 pays avoisine les 5% par an). C’est le pari que semble avoir également pris les Etats-Unis, qui visent ainsi à construire les bases nouvelles d’une relation durable à long terme - d’ici néanmoins une trentaine d’années.

 

Nicolas Sarkozy, lors du déplacement à Dakar et Libreville, l’été dernier et en Afrique du Sud à la fin du mois de février, en appelant la jeunesse africaine à « s’approprier les droits de l’homme, la démocratie, l’égalité, la justice, la science et technologie modernes » la nouvelle politique africaine de la France orientée vers plus de Realpolitik et empruntant plus volontiers les chemins de la « soft policy » va aussi résolument dans ce sens.

 

De facto, ce discours pose ainsi de vraies questions qui accompagnent l’indispensable débat quant à la légitimité des militaires hors du territoire, à savoir : où devons nous être pour défendre nos intérêts vitaux et nos valeurs et quels sont-ils ? avec quel mandat ? avec quelles règles d’engagement ?avec quel financement ? pour quelle durée ? quand quitter un pays pour éviter l’enlisement et les retombées négatives ?

 

Il convient ainsi de savoir si le dialogue avec tous les acteurs africains évoqués par le nouveau locataire de l’Elysée - ce qui constituerait concrètement, en effet, une réelle rupture avec le « contrat d’exclusivité » et les liens interpersonnels entre présidents de la Vème République et leurs homologues africains - sera suivi d’effets durables.

 

En résumé, il est évident que la politique africaine de la France doit savoir tenir compte de toutes ces réalités externes et internes que justifie la multiplication des acteurs sur le continent africain. C’est une chance unique pour nos deux continents, à condition, bien sûr, de ne pas oublier que pour que cette relation soit équilibrée et profitable pour tous, il convient de tendre vers une reconnaissance partagée des droits et des devoirs que cette relation exigeante implique.

 

Une relation durable qui s’inscrit dans le long terme s’inscrit avant toute chose dans une histoire partagée, des liens tissés et des regards croisés. Si nombre de locataires de l’Elysée s’en sont tous inspiré au début de leur mandat, ils sont nettement moins nombreux à l’avoir pratiquée avec la même constance et détermination…

 

 

 

 

 

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 12:07
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Le programme nucléaire sud africain aujourd'hui.

Pour vos dossiers

Note CEREMS 2007.

Une capacité nucléaire réduite? L'ambition de l'Afrique du Sud n'a probablement jamais été de disposer d'un arsenal à la mesure des grandes nations nucléaires.Elle n'en avait pas la capacité industrielle d'une part,mais surtout,la logique stratégique n'induisait pas la nécessité d'un armement

conséquent. Ainsi,la part des projets liés au nucléaire dans le budget de la défense nationale restait limitée.C'est à la fin 1982 que le premier engin nucléaire sera finalsié et prêt à l'emploi. Dès lors, seules une à deux têtes nucléaires seront produites chaque année puis montées sur des missiles balistiques de type Aniston,ayant une portée de 1500 km pour une tonne de charge. Cette force de frappe, relativement réduite par arpport aux autres puissances nucléaires ,était très largement supérieure aux armées de pays considérés alors comme ennemis. Une procédure de recours à l'arme nucléaire était prévue pour des circonstances bien définies et selon quatre niveaux. Cette gradation dans la riposte démontre que le pays avait plusieurs échelons avnat d'utiliser son arme.En cas de menaces mineures,le premier stade consistait en une mise en garde de frappes stratégiques.Le second,activé en cas de menace d'invaion externe, prévoyait une négociation de crise avec l'agresseur et un pays médiateur en mettant sur la table la force de frappe nucléaire. En cas d'échec,le pays rendrait public sa capacité nucléaire et pourait éventuellement la prouver par un essai. Le dernier stade correspondait à une utilisation de l'arsenal nucléaire. Les menaces restaient malgré tout limitées car le pays posédait un armement conventionnel déjà dissuasif. D'ailleurs,le pays,contrairement à Israël,n' a jamais brandi l'arme nucléaire contre quiconque.

Le démantèlement du programme.

La fin des années 80 va voir la chute progressive d el'URSS,mais surtout la résolution des conflits régionaux avec,notamment,l'Angola,et l'indépendance de la Namibie. L'Afrique du Sud n'avait plus de raisons de craindre une attaque visant son territoire.En l'absence de menaces claires,l'avenir se dessinait autour d'un démantèlement .En Août 1988,le gouvernemen,t annonçait officiellement la capacité nucléaire du pays. Mais un mois après,l'Etat entrait en contact avec l'AEIA pour entamer des discussions pour accéder au Traité de Non Prolifération.

Moins de deux années plus tard,le Président De Klerk prend la décision de clore définitivement le programme nucléaire militaire.Toutes le sinstallations et les armes seront démantelées et détruites.La RSA signe finalement le TNP le 10 Juillet 1991 après avoir répondu aux exigences du traité.L'Etta d'Afrique australe reste à ce jour le seul à avoir renoncé volontairement à l'arme atomique. La RSA va ainsi retrouver sa place dans la communauté internationale car il faut ajouter à ce renoncement l'abolition de l'Apartheid,qui lui permettra de normaliser ses relations diplomatiques et économiques avec la communauté internationale. Dès lors,devenu un symbole,le pays mènera une initiative continentale afin d'y empêcher la polifération nucléaire,qui aboutira à la signature du traité de Pelindaba,le 11 Avril 1996,entérinant la non nucléarisation de l'Afrique, à l'image du traité de Tlatelolco en Amérique du Sud.

Un programme nucléaire désormais uniquement civil. Parallèlement,et indépendamment du programme militaire,le pays s'et doté durant les années 80 d'une centrale nucléiare civile. Ce choix,plutôt que la modernisation des centrales conventionnelles exixtantes,s'explique par le coût de revient plus faible de cette technologie.Propriété de l'opérateur énergétique national Eskom,elle est située près de la ville du Cap. La capitale parlementaire du pays est une des villes qui a les plus gros besoins en énergie ,d'où la proximité de la centrale (une trentaine de kilomètres).Les deux réacteurs,entrés en fontion en 1985 et 1986,produisent annuellement plus de 4000 Gw d'électricité.Mais cette centrale a connu différents incidents,(outre les deux missiles SAM7 lancés contre l'édifice en 1982 par les partisans de l'actuel Présient Mbeki!)en particulier en 2005,où le réacteur n°1 a été indisponible pendant près de six mois. Ceci étant,l'Afrique du Sud reste le plus gros producteur d'électricité en Afrique et l'un des dix plus gros du monde.

 

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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 20:05
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Cinquante ans déjà ! Un anniversaire oublié(1)

Pour vos dossiers

note du Cerems -2007

Quelques points d'histoire.

Dès la fin des années 50,un accord intervient entre l'Afrique du Sud et les Etats Unis mettant en place une collaboration nucléaire pour une durée de 50 ans (à partir de 1957).Celui ci prévoyait l'éventuelle fourniture d'un réacteur de recherche Safari-1,ainsi que la livraison de combustible par l'Etat américain.Un conglomérat national fut créé pour l'occasion,l'AEC (Atomic Energy Corporation) afin d'en gérer les activités. Situé près de Prétoria,à Pelindaba,d'une puissance de 20 Mw, il ne sera mis en service qu'en 1965. Ces installations avaient pour but,à terme,de permettre l'enrichissement de l'uranium sur le territoire sud africain.Suivra deux ans plus tard la construction d'un deuxième réacteur,Safari 2.Celui ci devait,en partie,contenir un projet de recherche sur un réacteur à eau lourde, projet qui sera abandonné en 1970,car trop coûteux.

Les recherches conduites depuis le début du programme vont être redirigées ,en 1971,sur ordre des dirigeants du pays, vers les PNE ("Peaceful Nuclear Explosion" ,soit l'utilisation de charges nucléaires à des fins civiles).Ce type de technologie était,à l'époque,largement ^romu par le gouvernement américain et le Laxrence Livermore National Laboratory.Le but de ces recherches était d'aboutir à une utilisation de cette technologie dans l'industrie minière,si importante pour le pays.L'AEC était chargé de mener à bien ce programme.N'oublions pas non plus l'acquisition d'informations sur la constrcution d'engins nucléaires militaires grâce à l'accord bilatéral avec les Etats Unis. On ne connait toujours pas officiellement la période durant laquelle ce programme dévia vers l'option militaire ! Cependant, on suppose que cette évolution majeure ne s'est pas déclenchée avant le milieu des années 70. Pour W;Stumpf,ex Directeur de l'AEC,la décision aurait été prise par le Premier Minsitre en 1977.En dépit du flou concernant les dates,il est avéré qu'en 1974 une usine d'enrichissement de m'uranium,surnommée Y-Plant,fut mise en service.A cette époque,le contexte était particulièrement complexe pour l'Afrique du Sud.En effet,en 1977,l'ONU vota l'embargo sur les ventes d'armes contre le pays,en représailles vis à vis de la politique d'apartheid de l'Etat d'Afrque australe. Le pays se retrouva isolé et surveillé par la communauté internationale,Etats Unis et URSS en tête.La CIA estimait à l'époque que la décision des dirigrants sud africains de se doter de l'arme nucléaire avait plusieurs origines. Le pays devait faire face en premier lieu à un isolement international auquel il fallait ajouter le spectre d'une menace militaire liée à la situation dans la région (conflits avec l'Angola,la future Namibie etc..)S'ajoutait à celà des veleités d'hégémonie régionale et,surtout,internationale.L'URSS était à l'époque très préoccupée par le programme nucléiare sud africain,et s'était penchée sur une éventuellle attaque préventive de l'Le programme nucléaire sud africain

ensemble des installations du pays.Il faudra un peu plus d'un an aux chercheurs pour arriver à finalsier un engin nucléaire.Cependant, cette arme ne disposait pas d'un coeur avec de l'uranium suffisamment enrichi car l'usien Y-Plant n'en produisait pas assez! Deux essais souterrains dans le désert du Kalahari furent programmés pour le mois d'Aout 1977,mais les Etats Unis et l'URSS découvrirent le site grâce à l'aide d'images satel!itaires.Les deux superpuissances firent pression sur l'Afrique du Sud afin qu'elle renonce à ce projet.Malgré celà,le 22 Septembre 1979,un satellite américain aurait détecté,dans l'Océan Indien,ce qui ressemblait à une explosion nucléaire!En l'absence de confirmation officielle,la porte a été ouverte à toutes les supputations.On a beaucoup parlé d'un essai conjoint entre l'Afrique du Sud et Israel sans avoir pour autant la moindre preuve.La collaboration entre ces deux Etats sur leurs programmes nucléaires respectifs reste encore à ce jour bien opaque.Israel est l'un des rares Etats qui a continué à collaborer avec l'Afrique du Sud après l'instauration de l'embargo sur les armes.Il semblerait que l'Etat hébreu se soit procuré de l'uranium auprès de l'Afrique du Sud en échange d'une aide probable au programme nucléaire sud africain.

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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 10:56
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La Jordanie et le Dialogue Méditerranéen

Pour vos dossiers:

La Jordanie a intégré le Dialogue Méditerranéen en 1995 après avoir fait preuve de sa détermination à contribuer à la sécurité du Moyen Orient et s'être activement engagée dans les opérations de paix dans les Balkans dans les années 1990.Le DM ,lancé en 1994 et auquel partcipent sept pays du bassin méditerranéen (Egypte,Israël,Jordanie,Mauritanie,Maroc,Tunisie et Algérie) a pour objectif initial de contribuer à la sécurité et à la stabilité régionale en Méditerranée.Il s'est enrichi d'une coopération militaire et s'est accéléré après ls attentats du 11 Septembre.Il a véritablement pris de l'ampleursur le plan politique et pratique en 2002 à l'issue du Sommet de Prague,puis lors du Sommet d'Istanbul (Juin 2004) où il a été élevé au rang de véritable partenariat (renforcement du dialogue politique, amélioration de l'interopérabilité entre les forces des pays du DM et les Alliés, développement de la réforme de défense et de la lutte contre le terrorisme).Le Sommet de Riga (Novembre 2006)a confirmé cette orientation.

La Jordanie est l'un des participants les plus dynamiques au DM de l'OTAN et le bilan de sa participation aux activités de l'OTAN en 2006 fait état d'une augmentation de 70%.Les principaux volets de cette coopération sont la lutte contre le terrorisme et la sécurisation des frontières qui, dans un contexte de tensions régionales importantes, sont deux enjeux majeurs pour la sécurité du Royaume. En réponse aux demandes jordaniennes d'assistance pour la sécurisation des frontières à laquelle le pays dédie d'importants déploiements humains (plus de 50% des ses unités militaires) et financiers,deux missions d'audit de l'Alliance ont eu lieu en 2003 mais n'ont eu d'écho qu'au niveau bilatéral,l'OTAN dépendant entièrement de la bonne volonté des Nations pour ;ses financements.

Depuis 2004,la Jordanie qui dispose d'un centre de formation adapté aux besoins spécifiques des Irakiens a contribué en bilatéral à la formation de personnel médical,de policiers irakiens,de forces armées irakiennes et d'unités chargées de la lutte contre le terrorisme.(formation de plus de 30 000 personnels) Ele est,avec Israel,le seul pays à proposer des activités sur son territoire au titre du programme méditerranéen de dialogue militairede 2006.En Mars de cette année là,cependant,le Secrétaire Général ,sous l'implusion des Etats Unis,a proposé la création d'un centre de formation OTAN pour le Moyen Orient et l'Afrique susceptible de se greffer sur le centre de formation jordanien.A ce jour,ce projet a été reporté en raison de l'opposition d'un certain nombre de pays méditerranéens,dont l'Egypte,et des divisions au sein de l'Alliance,notamment des réserves de l'Allemagne et de la France.Cete dernière a obtenu que soient également étudiées deux autres options excluant l'établissement d'une emprise physique de l'OTAN dans cette région.

En 2007,la Jordanie a participé à l'initiative de coopération lancée à Riga,s'est engagée dans l'exercice aérien Cooperative Archer,(au Sud Est de Tbilisssi) et a été présente au NATO Regional Security Cooperation Course...

Au plan de sa participation sur les théâtres extérieurs, la Jordanie a fourni des forces armées à l'IFOR et à la SFOR en Bosnie Herzégovine;à la KFOR au Kosovo et a contribuétà l'action de "l'International Security Assistance Force" en Afghanistan.Concernant le "dossier irakien", elle a mis notamment en place un hopital militaire et donné une centaine de véhicules armés à Bagdad..

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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 21:55
Pour vos dossiers.
La Slovénie et l'OTAN.
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La Slovenie et l'OTAN

En vue de consolider son régime démocratique,de bénéficier de la solidarité entre les Alliés et d'oeuvrer à la stabilité régionale dans le contexte difficile l'éclatement de la Yougoslavie,la Slovénie a exprrimé son désir d'adhérer à l'OTAN dès son indépendance,en 1991. Après avoir été un Partenaire actif du Partenariat pour la Paix,elle est devenue membre de l'Alliance le 29 mars 2004 Depuis son adhésion à l'OTAN, la Slovénie poursuit avec succès la transformation et la restructuration de sa défense. Afin d'améliorer l'efficacité de ses forces armées ,elle a mis en place un plan de modernisation et adopté une nouvelle stratégie de sécurité nationale qui devrait lui permettre d'atteindre la pleine interopérabilité à l'horizon 2015.La Slovénie doit cependant encore fournir des efforts budgétaires pour amener son budget "défense" ,actuellment à 1,67% du PIB, aux 2% recommandés par l'OTAN.

Compte tenu du volume restreint de ses forces armées (6 300 hommes), la Slovénie participe très activement aux opérations extérieures (OTAN,ONU,UE) avec 725 hommes déployés,soit 1,5% de son effectif. Une nette augmentation de son effectif s'est opérée entre 2006 et 2007 pour passer de 3% du total de ses forces armées au chiffre actuel. Elle compte toutefois ramener sa partcipation aux opérations à 8% afin d'être en mesure d'assumer dans la durée un tel engagement.

Soucieuse de contribuer à la stabilité de la région, la Slovénie participe depuis les anées 1990 aux opérations de maintien de la paix menées par l'OTAN dans les Balkans.Aujourd'hui, elle fournit 60 hommes à la KFOR qu'elle considère comme sa priorité (auxquels s'ajoutent une cinquantaine d'hommes au titre de la mission européenne EUOFOR, en Bosnie. Sur la question du Kosovo, les Slovènes soutiennent le plan Ahtissari qui prévoit l'indépendance de la province,mais ils souhaitent conditionner cette indépendance à une adhésion simultanée du Kosovo,de la Serbie et du Montenegro à l'Union Européenne.

La Slovénie participe également à l'opération de l'OTAN en Afghanistan;depuis Mars 2004, elle fournit un contingent de soldats à l'ISAF (une soixantaine d'hommes)

Dans le cadre d'un rapprochement avec les Etats Unis, la Slovénie partcipe enfin, symboliquement, depuis 2006, à la mission de formation del 'OTAN des forces de sécurité irakiennes ,avec deux instructeurs , et celà malgrè l'hostilité de l'opinion publique slovène...

(fiche Rodolphe d'A...)

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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 16:31
Partenaires  de l'OTAN (fiche information)
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Pour vos dossiers.

Les principaux partenaires de l'OTAN

 

1.Le Dialogue méditerranéen et l'Initiative de Coopération d'Istanbul

Le Dialogue méditerranéen regroupe 7 pays de la région méditerranéenne: l'Algérie,l'Egypte,Israël,la Jordanie,le Maroc,la Mauritanie et la Tunisie. Il a été lancé en 1994.Au sommet d'Istanbul de 2004, il a été érigé en véritable partenariat dans l'optique de renforcer la sécurité et la stabilité dans la région grâce à une coopération pratique accrue et au renforcement du dilalogue politique. Compte tenu de la grande disparité qui caractérise les différents pays du Dialogue,celui ci est fondé sur le principe de la non discrimination et sur son caractère collectif.

L'Inititive de Coopération d'Istanbul, lancée en 2004 au somet d'Istanbul, regroupe quatre pays du Conseil de Coopération du Golfe, Bahrein,le Qatar,le Koweit et les Emirats Arabes Unis. Elle cherche à favoriser des relations bilatérales mutuellement bénéfiques avec ces pays en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.En particulier,elle met l'accent sur la coopération pratique dans les domaines de la défense et de la sécurité.Au premier rang de ses priorités figurent la lutte contre le terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.

2.Le Partenariat pour la Paix:

A la suite des bouleversements stratégiques de la fin des années 80, l'OTAN s'est résolument engagée dans une démarche d'ouverture vers ses anciens adversaires. Dès 1990, elle leur a proposé la mise en place d'un dialogue politique et d'un processus de coopération, dans l'optique d'instaurer la transparence et la confiance dans l'ensemble de la région euro-atlantique.

Un premier forum de consultation et de coopération multilatérales a été créé en Décembre 1991. En mai 1997, il a été remplacé par le Conseil de Partenariat euro-atlantique, qui constitue depuis le forum politique pour la coopération entre les Alliés et les 23 pays partenaires: l'Albanie,l'Arménie,l'Autriche,l'Azerbaïdjian,la Bosnie-Hrezégovine,le Belarus,la Croatie,la Finlande,la Géorgie,l'Irlande,le Kazakhstan,la Macédoine ,la Moldavie, le Monténégro,l'Ouzbekistan,le Kirghistan,la Russie,la Serbie,la Suède,la Suisse,le Tadikistan,le Turkmenistan et l'Ukraine.

Le Partenariat pour la Paix(PpP) a été créé en 1994 et constitue le cadre des activités de coopération bilatérale avec chacun des pays partenaires, adaptées à leur situation et à leurs besoins,.Le PpP a permis de réformer des institutions de défense des Partenaires.Par le biais de la formation du personnel et du développement de l'intéropérabilité de leurs forces armées,le PpP permet aux Partenaires qui le souhaitent et dont les forces sont reconnues aptes,de contribuer aux opérations que mènent l'Alliance.

Parallèlement, l'OTAN a créé deux relations particulières,le Conseil de l'OTAN-Russie , qui vise à définir des approches communes face aux menaces communes et le partenariat spécfique OTAN-Ukraine qui permet la consultation politique entre les Alliés et ce pays aux fins de favoriser la coopération pratique dans les domaines de la défense.

(Fiche Rodolphe d'A.)

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25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 10:30
Colloque international (suite du programme)
Sorbone  31 Janvier 2008

1.15 12.45 Seconde table ronde: Qules outils pour lutter contre les inégalités?"
Thomas Mulcair,député au Parlement canadien
Said Sadi,député d'Alger
Patricia Hewitt, ,ancien Ministre de la Santé du Royaume Uni
Jean Paul Fitoussi, Président de l'OFCE
Michal Boni Scrétaire d'Etat  à la Chancellerie

Modératrice: Laura Kwiatowski

15 .16.30: Troisième table ronde: Le rôle de l'Etat"
Lord Adonis Secrétaire d 'Etat à l'Education du Royaume Uni
Antonio Polito Sénateur italien
Fyodor Lukyanov  politologue russe
Yuli Tamir, Ministre de l'Education d'Israël
Carlos Mulas Granados , Université Complutense Madrid

Modérateur: Brice Couturier

17.19h: Séance de cloture avec Tony Blair.
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25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 09:08
Colloque international
Amphi Richelieu La Sorbonne
Jeudi 31 Janvier 2008

Programme
9h Ouverture par Eric Besson, Président des Progressistes,Secrétaire d'Etat en charge de la prospective
9.30-11.
Première table ronde: "Mondialisation et Progrès"
Mangabeira Unger (,ministre de la Stratégie du Brésil
Sylvie Brunel,Professeur à Paris IV
Jean Paul Ngoupandé,Ancien Premier Ministre de Centrafrique
Lionel Zinsou,Conseiller du Président du Bénin
Jean Marie Bockel,Secrétaire d'Etat chargé de la Coopération  et  de la Francophonie
Anhony Giddens, Membre de la Chambre des Lords

Modérateur: Jacques Soppelsa, Professeur en Sorbonne
,Président du Comité Scientifique des Progressistes.

A suivre
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