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  • : La géopolitique par Jacques Soppelsa
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Cv Jacques Soppelsa

Agrégé de géographie , Docteur d'Etat ,et Professeur de géopolitique à l'université Paris I (Panthéon-Sorbonne). Retrouvez le Cv résumé en cliquant sur le lien suivant : Jacques Soppelsa

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Publications

1971 : Les Etats Unis (PUF)
1972 : Géographie Universelle (2 tomes) Livre du mois
1973 : Le Moyen  Orient (3 tomes) Mang
1975 : L'économie des Etats Unis (Masson). Livre du mois
1976 : La Géorgie méridionale et le Vieux Sud des Etats Unis (thèse)
1979 : Les grandes puissances (Nathan)
1980 : Géographie des Armements (Masson) Livre du mois
1981 : Histoire du Far West (Larousse  BD) 32 facsicules en coll.
1982 : La Terre et les hommes (Belin)
1984 : Des tensions et des armes (Publications de la Sorbonne)
1986 : Lexique de  Géographie Economique (en coll  Dalloz)
1988 : Lexique de Géopolitique (Dir. Dalloz)
1992 : Géopolitique de 1945 à nos jours (Sirrey)
1994 : La Patagonie (en coll. Autrement)
1995 : Los Frances en Argentina (en coll .Zago)
1996 : La dictature du rendement (Ellipses)
1997 : Dix mythes pour l'Amérique (Colin)
1999 : la démocratie américaine (Ellipses)
2001 : Géopolitique de l'Asie Pacifique (id)
2003 : Le Dialogue régional en Amérique Latine (Ellipses)
2005 : Les Etats Unis .Une histoire revisitée (La  Martinière-.Le Seuil)
2006 : "Dix morts en sursis" -Roman de Géopolitique fiction- Editions du Club Zero
2008 : Géopolitique du monde contemporain (en coll.) (Nathan)

2009 : Les sept défis capitaux du Nouvel Ordre Mondiale

2010 : Dictionnaire iconoclaste de l'immigration

2011 : Géopolitique et Francophonie

2012 : Louis XVII, La piste argentine

Archives

23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 22:23

. La Mer de Chine méridionale.

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La Mer de Chine méridionale.

 

La Mer de Chine méridionale offre un exemple régional où l'hégémonie chinoise s'est traduite par des conquêtes impliquant l'usage direct de la force militaire.Bien que cet usage de la force ne soit apparemment plus à l'ordre du jour, il n'en demeure pas moins que, tôt ou tard,la Chine escomptera probablement des autres pays riverains de la Mer de Chine méridonale qu'ils reconnaissent la souveraineté chinoise sur l'ensemble des archipels revendiqués par la Chine.

Des progrès significatifs ont été accomplis.On est passé de l'affrontement direct à l'exploitation commune.De ce point de vue,l'évolution des relations sino vietnamiennes est tout à fait remarquable.Des efforts de coopération ont été faits dans le domaine de l'exploitation pétrolière.Même si la question des archipels n'est toujours pas réglée,le dynamisme du dialogue régional doit être souligné.Car si la Chine est puissante, elle considère avec intérêt les autres pays de la région.Ils sont "des éléments constitutifs d'une nouvelle ère multipolaire".

Sans minimiser l'importance des enjeux pétroliers et maritimes,c'est plutôt dans le nationalisme des Etats riverains et dans la méfiance réciproque qui caractérise parfois encore leurs relations qu'il faut voir les causes des tensions dans cette région. La question des frontières ne relève pas seulement du litige territorial et juridique.Elle est également l'expression d'une politique de puissance.

Cette politique de puissance s'exprime également à travers la question du droit et de son impact sur la région. Quelle place peut tenir la loi dans des disputes internationales?Si l'on se place dans une optique purement juridique,on a tendance à réduire les litiges internationaux à de simples questions de droit.De ce point de vue,la question des archipels de la mer de Chine méridionale pourrait être résolue par un arrêt de la Cour Internationale de Justice ou par le Tribunal International du droit de la mer.

Au contraire,si l'on se place dans une optique "réaliste",alors la place du droit,et notamment du droit international,est singulièreemnt réduite.Les relations internationales sont régies par des jeux de pouvoirs,mais pas par des normes.Celà est encore plus vrai ,s'il n'existe pas d'institution capable de faire respecter les normes du droit international,fusse par la force.On le sait, "le droit chinois de la mer,comme dans l'ensemble des institutions chinoises,nait dans le contexte d'une société non juridicisée.Il n'a pas pour vocation d'aider à l'intégration d'une communauté internationale.Les principes et les normes chinois s'affirment pour ce qu'ils sont: non l'expression d'une acceptation formelle de l'ordre international ou d'un compromis négocié,mais les outils du développement et de la grandeur retrouvée"

On ne peut qu'insister sur le jeu d'échelles et de variables dont les archipels de la mer de Chine méridionale sont le centre.Or,s'il est un dénominateur commun à toutes ces échelles et à toutes ces variables,c'est peut être la volonté de puissance de la République Populaire de Chine: volonté de puissance vis à vis de ses voisins directs (au premier rang desquels le VietNam mais aussi l'ensemble des pays membres de l'Asean);volonté de puissance vis à vis des autres puissances asiatiques (le Japon et l'Inde);et enfin volonté de faire état de sa puissance face à la Russie et surtout face aux Etats Unis.

Loic Salmon.

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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 18:30

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Du multilinguisme.

 

Au delà du conflit pérenne entre le français et l'anglo saxon,le monde contemporain se caractérise par un paysage linguistique de plus en plus complexe.

Certes,en règle générale,"les Etats ont tout naturellement tendance à être unilingues,qu'ils soient mono ethniques (Etats-nations)ou pluri ethniques" (R.Breton)

La langue "nationale" constitue,depuis l'aube des temps modernes,le ciment del'unité d'un pays. Mais,aujourd'hui,sur quelques 191 Etats souverains,membres de l'Organisation des Nations Unies, 36 ont deux langues officielles et 13 plus de deux langues officielles.
Et ces Etats multilingues,eu égard à la présence,en leur sein,des deux Géants démographiques que sont la Chine Populaire et l'Union Indienne,(sans parler des pays de l'ex URSS) représentent plus de la moitié de la population mondiale !

Deux grands types de multilinguisme sont distingués par les spécialistes:

-le multilinguisme par juxtaposition;

-le mulitlinguisme par superposition.

Le premier est notamment représenté par la Belgique,au coeur de l'actualité, qui reconnait après plus d'un siècle de vives tensions,par les réformes constitutionnelles adoptées en 1967, trois régions (flamande,wallone et bruxelloise)et trois communautés culturels (néerlandaise,française,et allemande);la Confédération Helvétique (où la Constitution de 1848 reconnaissait trois langues officielles,l'allemand, le français et l'italien, auxquelles s'ajoute depuis 1938 une quatrième langue,le romanche,essentiellement pratiquée dans les Grisons.;le Canada (seul exemple de bilinguisme par juxtaposition en Amérique,avec ses 64% d'anglopohnes, ses 24% de francophones et ses 12% de "néo canadiens";Chypre,la Finlande,ou le Sri Lanka..

Le second,le multilinguisme par superposition,est notamment illustré par les Etats héritiers de l'ex Union Soviétique , où toutes les langues parlées servaient de fondement aux "nationalités ethniques"(15 langues de républiques, 66 langues des "autres peuples" et 59 "territoires nationaux");la Chine de Pékin (56 nationalités,149 territoires d'autonomie nationale!);l'Union Indienne et ses 31 "Etats linguistiques";la Birmanie,la Norvège, Malte ,Porto Rioc,l'Irlande ou le Paraguay.Enfin,et surtout ,le monde africain,où les anciens Etats anciennement colonisés ont conservé comme langue officielle celle de la puissance coloniale,anglais,français,espagnol,portuguais..et où les langues vernaculaire sont généralement trop nombreuses pour pouvoir jouer le rôle de langue nationale,exception faite du swahili en Tanzanie,Kenya ou Ouganda...

Multilinguisme par juxtaposition ou multilinguisme par superposition contribuent ainsi à la complexité des situations géopolitiques pour plus de la moitié de la population de la planète.Source d'enrichissement au plan des communications et des échanges? Peut être..Source de tensions et de conflits latents ou ouverts? Plus sûrement.

Jacques Soppelsa

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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 14:38
.Le troisième "facteur classique" susceptible de rendre compte du (relatif) "décli économique" de l'hyperpuissance  a trait à la consommation.
Au fur et à mesure que l'abondance se développe, la consommation,qu'elle soit publique ou privée,tendrait à croitre plus rapidement que le produit national brut. Comme me soulignait à nouveau Gilfin,dans le droit fil de la pensé keynésienne,"plus une société s'enrichit,plus se développe pour l'ensemble de la hiérarchie sociale le besoin de profiter des richesses nouvellement créées".
Force est de constater que l'essor de la consommation a été fortement favorisé depuis des lustres par le rôle du crédit dans l'économie US.Une institution plus que séculaire (cf.la vitalité ,dès la fin du XIXeme sicèle,des grandes compagnies d'assurances,comme Equitable,Mutual of New York,ou la New York Life..pratiquant le crédit à très grandes échele à partir des primes souscrites).La situation s'est pérennisée avec une belle constance.En 1970,le montant global des crédits à la consommation franchissait le cap symbolique des 100 milliards de dollars;celui des 500 milliards était atteint en 1980,celui des 1000 miliards en 1995,celui des 2000 frôlé en 2006! Mêm exprimés en dollars courants,ces chiffres confirment la belle envolée du créit privé Outre Atlantique:dix fois le montant du déficit oficel du pays,plus de vingt fois celui du déficit réel !! La crise de l'immobilier,ces toutes dernières semaines,a illustré de manière pathétique la spécificité et la fragilité du système!
Peut on voir à travers ce dernier exemple la validation des thèses inspirées par Gibbon,Polybe ou..Montesquieu et véhiculeé par certains auteurs pour qui,parmi les facteurs du déclin économique,figurerait en bonne place "l'influence corruptrice de l'abondance"? En termes hérités de la morale puritaine  des Pères Pélerins débarqués,notamment,du Mayflower,celà pourrait se traduire par "la perte des vertus générées par la prospérité".En termes plus réalistes,le "déclin économique" pourait être engendré,voire accentué,par les transformations "psychologiques" de la société contemporaine,une socité où,comme l'écrivait Pondexter,   "les intérêts individuels et collectifs qui,naguère,convergeaient pour bâtir la puissance américaine,divergeraient désormais au détriment du bien être de la communauté".
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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 11:06
.Des facteurs du "déclin"

Pour rendre" compte du "déclin" évoqué supra, les experts évoquent généralement trois grands types de facteurs:
1)"L'acroissement rapide des coûts des techniques militaires,devenues de plus en plus sophistiquées".
Ce facteur,devenu un "classique" depuis trois ou quatre décennies,fut notamment mis en exergue par l'Economiste Milton Friedman,disparu récemment. Sa thèse reposait sur le postulat qu'en raison de la diffusion de la technologie militaire,et aussi en raison du prix croissant de celle ci,le coût de la production devient de plus en plus lourd et contraignant pour l'économie et les resources de l'Eta.
Cette démonstration est parfaitement limpide et convaincante pour rendre compte de l'expérience récente...du complexe militaro bureaucratique ..soviétique!!A notre avis, elle l'est beaucoup moins pour le complexe militaro industriel américain.On constae au contraire qu'au moins à court et moyen terme,en période d'accélération de l'effort militaire ou paramilitaire,.la croissnace économique repart !( Ce fut ,en, fait, l'un des objectifs du programme Reagan d'Initiative de Défense Stratégique, dans les années quatre vingt.. et l'un des buts -non  avoué- de l'actuel programme du "bouclier anti missile")Et ce n'est qu'à long terme,et encore,que des effets négatifs peuvent se manifester.Un spécialiste comme Pinatel a démontré naguère qu'une réduction du PIB de l'ordre de 1% consacré à l'effort militaire s'accompagnait seulement, sur quinze ans,d'une accélération de la croissance de l'ordre de..0,4%)

2)"Le ralentissement de la croissance économique".
Ici,on semble toucher au..pléonasme!! Enréalité ,comme l'a démontré Gilfin "lorsqu'une  économie atteint son niveau maximum de développement,les limites à son expansion territoriale,la rareté des matières premières et l'accroissement  e sa population contribueraient à réduire son taux de croissance,affectant en retour la production du surplus économiqu nécessaire à une répartition équitable des ressources entre la consommation et les investissements".
Ceci aussi mériterait de longs commmentaires.Quant aux "limites de l'expansion territoriale et à l'accroissement de la population",les Etats Unis sont loin d'avoir atteint le stade actuel des "vieilles" nations européennes.Et concernant la "rareté" des matières premières,sauf à confondre maladroitement "ressources","réserves non exploitables" et "réserves à ecxplotation rentable", l'Union constitue de surcroît l'un des plus beaux contre exemples que l'on puisse évoquer au sien du monde contemporain. Retse,en revanche,l'argument de la ..consommation.Il nous parait nettement plus plausible!

3)Consommation et "influence corruptrice de l'abondance":
(à suivre)

Jacques SOPPELSA
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 20:25
Dissertations sur le déclin économique américain.

Il est de bon ton ,depuis un quart de siècle,de disserter doctement sur le "déclin  économique" des Etats Unis.
Déjà,en ce domaine, dès Juin 1980,répondant à une enquête du magazine Time,le sociologue Raymond Aron croyait pouvoir constater que "les EtatsUnis ne sont plus le numéro I" (sic)
Et le Directeur de l'Institut International d'Etudes Stratégiques de Londres soulignait de son côté: "si les Etats Unis ,dans le passé,ont été le leader incontesté, ils n'ont plus vouluassumer ce rôle au cours des années soixante dix..et même ;s'ils l'auraient voulu,ils n'étaient plus en mesure de commander le respect de leurs aliés"(resic)
Les Américains eux mêmems,pour être équitable,révélaient  quelques sentiments alarmistes,après l'euphorie de leurs "Trente Glorieuses",une euphorie résumée ,un peu caricaturalemnt, par la thèse de Fukuyama selon laquelle,on le sait,"la fin de l'Histoire venait d'arriver,avec la victoire définitive de l'idéologie de l'Etat libéral".
Rober Tucker,de Johyn Hopkins University, décrétait le "déclin de l'Amérique".Wladimir Podorets,de la revue "Commentary",parali de "danger économique immédiat" et l'incontournable Paul Kennedy,via son best seller, "The Rise and Fall of Great Powers",ouvrage dans lequel il n'hésitait pas à comparer les Etats Unis à l'Empire romain et à l'Espagne de Charles Quint..  Huit ans plus tard,en 1993,l'auteur  récidivait avec un nouveau titre ("Preparing for the Twenty First Century") dans lequel il décrivvait avec délectation les catastrophes engendrées par la conjugaison de trois processus: l'explosion démographique,la détérioration de l'environnement et le développemnt incontrôlé des innovations technologiques !!
Thème repris par Jacques Attali dans ses "Lignes d'horizon",dans lesquelles il prévoyait notamment le relais de la superpuissance américaine par l'Europe et le Pacifique,prévision reposnat notamment sur l'argument: "la loi intrenationale militaire est progressivement remplacée par celle du marché", un argument révélateur du pessimisme sous jacent de l'ex président de la BERD quant à la santé économique de l'Union!
Arthur Schlesinger ("Disuniting America") dénonçait les effets pervers du multiculturalisme, dénonciation reprise,sous  une forme  édulcorée,par le politologue Kevin Philips, dans son"Boiling Point" publié en 1994..
Mieux,ou pire,un auteur comme Godfred Hodgson ("See things to see Men") traçait un portrait sombre du devenir américain: "en 1945,les Etats Unis étaient au faîte de la puissance.La prophétie d'Hegel s'était réalisée sur les ruines du Vieux Continent. Le tempsdu monde fini commençait pour l'Europe;l'Amérique était prête pour reprendre le flambeau"..Cependant,le "siècle américain n'aura guère duré plus de trente ans.Au début des années quatre vingt, la croyance en l'exceptionalisme américain s'est évaporée,avec la fin de l'empire,l'affaiblissement de la puissance,la perte de la foi dans l'avenir du pays" . (à suivre)
Jacques SOPPELSA 
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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 15:46


Afrique du Sud et ségrégation.

Le  premiers bilans de la politique récente de redécoupage territorial,qui avait suscité beaucoup d'espoir,en Afrique du Sud,sont singulièrement mitigés.
Ils se traduisent surtout par l'apparition ou le maintien d'une véritable ségrégation socio spatiale ,parallèlement à la persistance de logiques de type ethnique.
Quid de cette "néo ségrégation"?Viser l'instauration d'une "citoyenneté unique" tout en metant en palce un redécoupage du territoire national générait en soi des ferments de contradiction..D.Darbon,dans son édifiant article consacré à "la fermeture identitaire en Afrique du Sud" insistait sur l'aspect trop volontariste des nouveaux paramètres d'identification,affichés aux détriment d'une politique réaliste!Par exemple,le souci de réconcilier les diférentes communuté  a bouti à la reconnaissance de onze langues officielles et à la prise en considération de toute la gamme des partis minoritaires,susscepibles de compliquer à l'extrême le jeu démocratique lui même,a fortiori la revendication d'une nation unie,au delà de l'aspect effctivement sympathique dun "hymne national" rédigé et chanté successivement en cinq langues....  
Car la résurgence de l'Apartheid,au delà de ces symboles,est particulièrement visible tant à travers la pérennisation de l'exclusion sociale  (éclatante dans les anciens territoires boers) que via la fragmentation urbaine et suburbaine.Le cloisonnement spatial s'oppose toujours à l'essor d'une identité commune et le refus du remaniement du territoire national ,s'il ne signifie pas un rejet de la réconciliation,montre de toute évidence que  "les diverses communautés sud africaines sont plus réticente à l'égard des modalités de la réconciliation et donc aux inévitables sacrifices qu'elle induit.qu'au principe même de ladite réconciliation!..
de nombreux exemples montrent claireemnt aujoud"hui l'existence de solides  "résidus de la culture d'Apartheid ".(Témoin indirect,la politique de répression particulièrement dure de l'immigration illégale,que certains qualifient même de "nouvel Apartheid")Et les acquis démocratiques de la Nouvelle Afrique du Sud,dont l'objectif premier était de mettre un terme à l'injustice envers les communautés de ouleur sont régulièrement bafoués par ceux là mêmes à qui ils étaient adressés.
L'Afrique du Sud est parvenue à définir,sinon son identité,du moins l'idéal vers lequel elle tend. mais les obstacles,sociétaux et mentaux,restent encore nombreux.Et comme le relevait non sans nostalgie Ch.Lagrange, en référence à l'ouvrage de Nelson Mandela ("A long Walk to Freedom"),l'Afrique du Sud a emprunté "a long walk to Union".

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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 09:41


.La "Drug Enforcement Administration" en Amérique Latine.
 
En complément  des articles que nous avons rédigés quant au thème o combien crucial des trafics de drogue, nous publions aujourd"hui des extraits de "La Drug Enforcement Administration " en Amérique Latine,de notre élève Jean Luc PERREAU:


.."L'un des principaux facteurs de la réussite de la DEA en Amérique Latine reste l'appel à l'éthique policière en dépit de la corruption et la construction de liens personnalisés d'enquêteur à enquêteur.
Un trait saillant de la DEA est sa faible envergure bureaucratique à Washington,par opposition à sa très forte visibilité en Amérique Latine.Pour fonctionner eficacement,dans les jeux de pouvoirs,elle a besoin de l'appui de la diplomatie.Pour autant,elle n'est pas démunie face à un blocage du State Department. Elle posède des ressources comme la mainmise sur le rensiegnement narcotique qui lui permettent des stratégies de contournement comme les campagnes de presse au Mexique ou "d'attente patiente".Le Chili illustre cette dernière puisque depuis la fin de la Guerre Froide,les investigations par blanchiment y vont bon train, révélant une base arrière des cartels mexicains et colombiens. Une étude de l'action de la DEA au Chili de la fin de l'ère Allende à nos jours pourrait vérifier l'hypothèse selon laquelle cette agence a travaillé en solo en attendant la fin du meilleur allié de Guerre Froide de Washington dans le Cône Sud pour travailler "à ciel ouvert".
.En 1997, Barry McCaffrey, chef de l'ONCDP conteste la présentation de la DEA devant le Congrès où les cartels mexicains et colombiens sont présentés comme les principales menaces.Il met en garde contre la montée des mafias russes et nigérianes.Il semble bien que ce phénomène ait été au moins sous estimé si ce n'est négligé par la DEA.On peut s'interroger sur la "surreprésentation" de l'Amérique Latine dans les constructions de la DEA. Son implantation déjà ancienne dans la zone,la densité du maillage et les habitudes de travail en ont fait un centre de gravité des oéprations.La frontière commune avec le Mexique fait également que ce pays joue un rôle à part dans l'évaluation de la menace criminelle pour les Etats Unis.On peut également s'interroger sur le poids des Latinos.Leur vigueur démographique et le tarissement de l'immigration européenne ont créé  un tropisme latino américain aux Etats Unis.Il convient de se demander si tous ces éléments ne contribuent pas à fixer le centre de gravité des opérations de la DEA pour longtemps encore au sud du Rio Grande.
Enfin,on peut ouvrir une nouvelle porte.Tant d'années de présence,tant d'enquêtes bilatérales n'ont elles pas fini de construire une légitimité à la DEA en Amérique Latine? Sans doute serait il opportun de découpler une vision gouvernementale ou institutionelles d'une vision populaire de la DEA dans un pays donné d'Amérique Latine.. JL Perreau       

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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 16:51

L'Espagne et les sommets ibéro américains (suite)

"Partagée entre politiques européenne,ibero américaine et atlantiste,l'Espagne feint officellement d'être équitablement concernée par ces trois dimensions.Or,si elles présentent des risques d'incohérence,elles ne sont pas totalement incompatibles entre elles pour autant;la politique atlantiste étant d'ailleurs diminuée depuis le départ d'Aznar alors que les politiques européenne et ibero américaine peuvent se compléter et même se renforcer lorsque l'Espagne utilise l'appui de l'Union européenne ou influence le processus communutaire pour appuyer sa propre politique latino américaine. Néanmoins,la priorité est évidemment donnée à la politique ibero américaine ,bien que ce soit des options tactiques qui ne correspondent pas vraiment à la réalité des rapports internationaux ..
D'autre part,la politique ibero américine est la seule politique où le pays dispose de marges de manoeuvre conséquentes puisque l'Espagne voit une partie de sa politique extérieure intégrée dans la politique européenne, elle est contrainte par la proximité de l'Union dans ses options à l'égard du monde méditerranéen et handicapée par l'hégémonie et la disproportion américaine dans sa politique atlantiste!

La démonstration d'une réelle ambition ibéro américaine de l'Espagne serait d'inrégrer ce facteur dans l'ensemble de sa politique étrangère et de la conditionner à la réalisation et à la consolidation d'une Communauté ibero-américaine des Nations,ce qui n'en garantirit pas d'ailleurs le succès puique les pays latino américains paraissent réticents à l'idée d'en faire un acteur international autonome!!
En fait, ces sommets semblent face à une alternative cruciale pour leur survie:si ils stagnent,ils courent le risque de péricliter au cours d'une longue agonie où ils seraient seulement soutenus par l'Espagne pour constituer un vecteur d'influence,mais si ils veulent devenir autonomes et exister comme catuers internationax stratégiques, ils courrent le risque de voir les rivalités entre puissances potentielles (Mexique,Brésil,Argentine,Espagne) en son sein s'exaspérer car ils devront affronter des thèmes économiques ou politiques délicats à gérer ..

Cette conclusion de Delas est,elle aussi,singulièrement d'actualité,quand on constate,au moins sur le plan de la "gesticulation diplomatique",les fissures,pour ne pas dire les fractures qui apparaissent dans le concert des nations latino américaines,surtout depuis l'émergence  et la consolidation de la désormais célèbre "dorsale démocratique"..




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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 18:54
.L'intervention spectaculaire du Roi Juan Carlos lors du tout dernier sommet ibéro américain,à Santiago, à l'égard d'Hugo Chavez ,a braqué les projecteurs de l'actualité sur ces "sommets". Aurélien Delas a esquissé ,naguère,une  analyse de ce thème qui nous parait suscpetible d'alimenter nos comentaires,voire nos critiques.
Aurélien Delas écrivait:

" La politique ibéro américaine de l'Espagne,exemple d'opportunisme économique et de réel sentiment de proximité culturelle,représente pourtant une authentique politique d'Etat suivie par tous les gouvernements de Juan Carlos,dont aucun n' a remis en question définitivement les choix fondamentaux suivis depuis 1975.
Cette politique ibéro américaine sert aussi de dérivatif extérieur aux problèmes politiques internes à l'Espagne (décentralisation, bataille pour la mémoire,conflits religieux..) puisqu'elle constitue  une des rares politiques faisant consensus entre les partis.L'usage politique de l'expansion hors du territoire national afin de fédérer une unité nationale problématique en Espagne est symboliquement représentée par le choix du jour de la fête nationale,le 12 Octobre,jour de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb (en fait,les Bahamas) qui renvoie à une épopée de grandeur de l'Espagne connue de tous,même si Colomb était Génois et que c'était la seule Castille qui avait commandé l'expédition! 
(à suivre)
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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 19:11


Contribution à l'analyse géopolitique du Tibet contemporain

Diane de Boisbaudry


"Les péripéties de l'Histoire du Tibet donnent bien souvent un sentiment de désarroi et de tristesse...Alors que dans les années précédant l'invasion chinoise,les dirigeants tibétains ont pris réellement conscience des enjeux internationaux, ils multiplièrent les délégations en Inde,aux Etats Unis,en Grande Bretagne,et devant les Nations Unies,pour définir le statut du Tibet en tant que pays indépendant .mais personne n'y a répondu.Le royaume des neiges n'avait qu'une armée féodale de quelques milliers d'hommes, une inexpérience diplomatique assez désastreuse,un sentiment national réveillé tropt tard,qui ont permis aux grandes puissances de disposer à leur guise de son statut et de son existence. Finalement,l'intégration du Tibet à la Chine Populaire laissa le monde entier de marbre...
Ce n'est qu'ne fois que le Tibet a été intégré à la République Populaire de Chine que l'unité territoriale ,nationale et politique du royaume ainsi que le droit des Tibétains à disposer d'eux mêmes conformément à la Charte des Nations Unies ont été revendiquées par ces mêmes Etats qui n'avaient pas soutenu sa volonté d'indépendance!
Depuis une dizaine d'année seulement,le Tibet suscite un engagement politique encore extrémement timide de la part des grandes puissances.L'Occident voit dans le combat tibétain le symbole du combat  démocratique contre le totalitarisme et défend désormais le Tibet comme l'un des espoirs pouvant amener la Chine vers la démocratie.Il  y trouve un moyen de pression non négligeable sur un régime qui n'entend pas se plier à la hiérarchie du nouvel ordre mondial.En même temps, il s'apitoie,se désespère à défaut d'agir: "Pauvre Tibet martyr".. Le Tibet ne susciterait il d'intérêt que parce qu'il répond à un idéal spirituel?
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