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  • : La géopolitique par Jacques Soppelsa
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Cv Jacques Soppelsa

Agrégé de géographie , Docteur d'Etat ,et Professeur de géopolitique à l'université Paris I (Panthéon-Sorbonne). Retrouvez le Cv résumé en cliquant sur le lien suivant : Jacques Soppelsa

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Publications

1971 : Les Etats Unis (PUF)
1972 : Géographie Universelle (2 tomes) Livre du mois
1973 : Le Moyen  Orient (3 tomes) Mang
1975 : L'économie des Etats Unis (Masson). Livre du mois
1976 : La Géorgie méridionale et le Vieux Sud des Etats Unis (thèse)
1979 : Les grandes puissances (Nathan)
1980 : Géographie des Armements (Masson) Livre du mois
1981 : Histoire du Far West (Larousse  BD) 32 facsicules en coll.
1982 : La Terre et les hommes (Belin)
1984 : Des tensions et des armes (Publications de la Sorbonne)
1986 : Lexique de  Géographie Economique (en coll  Dalloz)
1988 : Lexique de Géopolitique (Dir. Dalloz)
1992 : Géopolitique de 1945 à nos jours (Sirrey)
1994 : La Patagonie (en coll. Autrement)
1995 : Los Frances en Argentina (en coll .Zago)
1996 : La dictature du rendement (Ellipses)
1997 : Dix mythes pour l'Amérique (Colin)
1999 : la démocratie américaine (Ellipses)
2001 : Géopolitique de l'Asie Pacifique (id)
2003 : Le Dialogue régional en Amérique Latine (Ellipses)
2005 : Les Etats Unis .Une histoire revisitée (La  Martinière-.Le Seuil)
2006 : "Dix morts en sursis" -Roman de Géopolitique fiction- Editions du Club Zero
2008 : Géopolitique du monde contemporain (en coll.) (Nathan)

2009 : Les sept défis capitaux du Nouvel Ordre Mondiale

2010 : Dictionnaire iconoclaste de l'immigration

2011 : Géopolitique et Francophonie

2012 : Louis XVII, La piste argentine

Archives

24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 16:40

 

Encore un petit texte..qui reste malheureusement d'actualité... .

 

.

Corée du Nord : Amnesty dénonce l’enfer sanitaire

Par PHILIPPE GRANGEREAU(Le Monde 2010)

«Le système de santé en ruine de la Corée du Nord», un rapport publié hier par Amnesty International, décrit un pays en état de crise alimentaire permanent, où une partie de la population se nourrit, faute de mieux, d’écorces d’arbre, de racines et d’aliments pour cochons. L’état général de sous-nutrition a engendré une diminution de la taille des habitants, et un affaiblissement des défenses naturelles du corps provoquant des épidémies, telle la tuberculose.

Les 23 millions de Nord-Coréens ne peuvent avoir recours au système de santé, pratiquement inexistant et totalement corrompu. Selon le rapport, qui cite 40 Nord-Coréens ayant fui leur pays entre 2004 et 2009 et des professionnels de santé, les médecins sont généralement rétribués en cigarettes, alcool ou nourriture pour les consultations simples et en espèces pour les examens médicaux ou les opérations. «Si vous ne donnez pas d’argent, vous mourez», dit une réfugiée de 20 ans, citée dans le rapport. Un homme de 24 ans décrit l’amputation de sa jambe sans anesthésie : «Cinq infirmiers tenaient mes bras et mes jambes. La douleur était telle que je me suis évanoui. Je me suis réveillé une semaine après, dans un lit d’hôpital». «J’ai cru que j’allais mourir», dit une femme de 56 ans, qui évoque son opération de l’appendicite à vif. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Corée du Nord dépense pour la santé l’équivalent de moins d’un dollar par personne et par an, soit moins que tout autre pays au monde. Le gouvernement communiste, dont le slogan principal est «l’autosuffisance», assure néanmoins que ses citoyens ont tout ce qui leur faut et disposent de soins adéquats et gratuits. Rien n’est plus faux, estime Amnesty, pour qui «la population nord-coréenne a besoin de toute urgence d’une aide médicale et alimentaire». La famine qui a frappé le pays au début des années 90 a tué plus d’un million de personnes, rappelle Amnesty.

Pour des raisons politiques, l’aide alimentaire internationale n’a été acceptée que tardivement par Pyongyang. Amnesty accuse le gouvernement d’avoir engagé «des actions contre-productives, qui ont eu un impact dévastateur sur la santé de la population». L’association demande à Pyongyang d’autoriser l’aide alimentaire et médicale, et de s’assurer que denrées et soins sont distribués de manière homogène. Le régime divise en effet la population en dizaines de catégories, selon leur degré de loyauté réel ou supposé, réservant un traitement de faveur en haut de l’échelle, et les pires conditions aux parias du pouvoir et leurs familles.

 

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 21:33

 

 

La Turquie et les institutions européennes de sécurité :

Un atout ou un obstacle ?

 

Jale AKTUG

 

 

 

 

Introduction

 

« L’Alliance et l’Europe ont besoin d’une Turquie active qui est orientée par les réformes. Nous voulons que la Turquie réussisse dans les négociations pour son adhésion à part entière à l’Union européenne.

Ainsi, la coopération entre l’OTAN et l’UE constitue une rre angulaire essentielle de notre sécurité collective. Mais, aussi importante qu’elle est, celle-ci a atteint une impasse regrettable. La persistance des problèmes à cause des interprétations différentes du cadre institutionnel de la coopération entre l’OTAN et l’UE a affecté l’efficacité de l’OTAN et ses efforts afin d’assurer une coopération souple et pragmatique avec tous les acteurs externes.

Nous sommes pleinement conscients que la Turquie attache une grande importance aux principes clés régissant la relation entre l’OTAN et l’UE. Ces principes doivent être respectés. En même temps, nous avons besoin de trouver un arrangement qui permet plus de flexibilité sur les questions concernant « Berlin plus » et qui permet la coopération sur les questions concernant la gestion des crises. » Stephanie Brabst(1).

 

 

La Turquie , membre de l’OTAN mais non de l’Union Européenne !

 

Après la guerre d’Indépendance, la sécurité de la République de la Turquie a été plus que jamais marquée par deux tendances lourdes de sa géopolitique : les facteurs géographiques, d’une part, la spécificité de ses relations avec les pays voisins, d’autre part.. dans le cadre du système bipolaire, c’est la menace soviétique qui contribua largement au choix d’Ankara durant toute la Guerre Froide. Mais après la disparition de cette dernière, de nouvelles menaces sont apparues. Alors, comment peut on définir les risques de sécurité pour la Turquie et les attitudes de la Turquie dans le domaine de sécurité au cours de la période contemporaine ?

 

Avec la fin de la Guerre Froide, et l’épanouissement des processus de mondialisation, le domaine de la sécurité peut être désormais défini comme « allant au delà du cadre de la sécurité nationale, stricto sensu ». ». Et la Turquie est très affectée par les paradoxes de la mondialisation à cause de sa situation historique et géopolitique. Contre les nouvelles menaces, Ankara doit prendre en considération le multilatéralisme, l’interdépendance et le passage des confrontations « actives » aux arrangements coopératifs dans ses relations avec les autres acteurs internationaux comme on le constate dans ses relations avec l’OTAN, l’UE, dans les opérations de gestion des crises et dans le Partenariat pour la Paix. Mais la Turquie doit aussi tenir compte de l’échelle régionale car son environnement régional nécessite la prise en compte d ‘une realpolitikqui est essentiellement défensive, et mettre l’accent sur la diplomatie de l’équilibre de puissance et non sur la maximalisation de la puissance par le processus classique de la conquête.1C’est pourquoi on a fait des réformes militaires importantes au sein de la force armée turque ; pour maintenir la capacité de fonctionner, soit en coopération avec les pays alliés, soit tout seul. Cela explique directement l’augmentation spectaculaire des dépenses au plan des budgets militaires alors même  que la plupart des pays européens ont eu tendance à diminuer celles-ci après la dissolution de la menace soviétique.2

 

Nous touchons ici du doigt la grande originalité de la Turquie : sa double identité à la fois européenne et asiatique. C’est ce dualisme qui caractérise l’ambivalence de la politique étrangère turque. Dans sa dimension européenne, elle est rassurante car elle apparaît comme réformiste, moderne, laïque et imprégnée de l’esprit des lumières, ancrée à l’ouest en raison de sa participation à de nombreuses organisations internationales occidentales. Dans sa dimension asiatique, elle impressionne et effraie à la fois, tant par sa superficie que par son poids dé mographique, sa force intellectuelle et culturelle, sa force politique.3

 

Grâce à la prise en considération des deux aspects de sa sécurité, la Turquie a continué à maintenir son cap en ce domaine avec la fin de la Guerre Froide. Elle apparait ainsi comme un acteur important, sinon incontournable, en Europe, au Moyen Orient, dans les Balkans, le Caucase et la Mer Noire. Comme le souligne Alexandra Bellayer – Roille dans son article « les développements récents de la PESD : quelles perspectives pour la Turquie », la situation de la Turquie peut être définie par une théorie des cinq « c », qui peut être symboliquement perçu comme la « clé du Bosphore », « un carrefour » entre 3 espaces (Balkans, Europe et Monde Arabe), un « corridor » terrestre et aérien, un « cordon sanitaire » et même comme un « château d’eau ». A ces différents titres, elle occupe donc indéniablement une place « centrale » dans les relations internationales, notamment en raison de l’existence de tensions récurrentes dans son environnement géopolitique immédiat.

 

C’est pourquoi la coopération et le partenariat ont toujours eu une place importante dans la politique étrangère de la Turquie. Après la fin de la 2eGuerre Mondiale, la Turquie a fait son choix du coté du bloc de l’Ouest et est devenue membre de l’OTAN en 1952. La Turquie était le pays qui disposait de …la plus longue frontière avec l’URSS. « Privilège » potentiellement inquiétant. D’où son champ de compétences au sein de l’OTAN : la délicate responsabilité de protéger le tiers des frontières de l’Alliance contre les pays du Pacte de Varsovie.

Pendant la Guerre Froide, la menace prioritaire pour la Turquie était donc la menace soviétique comme c’était le cas, en fait, pour tous les alliés de l’OTAN.4Mais après l’effondrement de l’URSS, la Turquie s’est trouvée littéralement au carrefour des risques et des instabilités les plus marquants !diverses. Sur 15 points chauds identifiés par l’OTAN comme menaçant la sécurité de l’Alliance Atlantique, 12 se trouvent ainsi localisés dans des régions limitrophes de la Turquie et en étroite collaboration avec elle. (Balkans, Caucase, Asie Centrale et Moyen Orient).5

Par exemples, et non des moindres, on peut citer la Guerre du Golfe entre 1990 – 1991, la Guerre de Bosnie entre 1992 – 1995, la guerre du Kosovo, le soulèvement de la Tchétchénie, la crise de la Mer Egée, le problème Chypriote…

 

En conséquence, le positionnement de la Turquie en matière de sécurité a été totalement perturbé avec avec la fin de la Guerre Froide. Désormais, elle est devenue un pays au cœur de la nouvelle architecture de sécurité au lieu de former les frontières sud-est de l’Alliance. A cause de la diversité et gravité des risques de sécurité qui l’entourent dès la formation de la République, la Turquie ne peut que prêter un très vif intérêt au thème de la sécurité.

Aussi, et plus particulièrement, avec la fin de la Guerre Froide qui a entrainé une indéniable multiplication des risques qui menacent sa sécurité, Ankara considère plus ou moins ouvertement que l’OTAN n’est plus la seule organisation internationale à qui la Turquie doit attribuer de l’importance ; cette dernière souhaite faire partie de toute organisation internationale dont les activités peuvent avoir des implications sur la politique étrangère, de sécurité et de défense de la Turquie. Cela explique sa vigilance et ses soucis de participation, directe ou indirecte, à l’égard de chaque organisation internationale susceptible d’être active dans la région, qu’il s’agisse de l’OSCE, de l’Union Européenne, de l’UEO (désormais incorporée à cette dernière) ou de toute autre.

Ceci dit, désormais, c’est l’OTAN et l’UE qui occupent la place la plus importante dans la politique étrangère turque en matière de sécurité. Avec une situation unique, ou presque : membre de l’OTAN avec son statut de « key strategic ally »6et participant à la plupart des opérations de l’UE sans être un membre de celle-ci. Elle se caractérise ainsi par une situation très originale, voire délicate dans l’architecture même de la sécurité européenne.

Pour tenter de mieux comprendre sa situation, on peut premièrement analyser ses relations avec l’OTAN, et après cela, examiner celles qui l’unissent avec l’UE en matière de sécurité et de défense.

 

-2 .Les Relations de la Turquie avec l’OTAN

 

-Evolution des relations

 

Sans doute doit on souligner au préalable que ce fut pat le canal de ses contributions militaires que la Turquie est devenue un membre de l’Alliance. Malgré l’intérêt manifesté par Ankara, les négociations qui aboutirent à la création de l’OTAN n’inclurent pas la Turquie. Et c’est son attitude concrète C’était l’attitude concrète durant la Guerre de Corée qui a renforcé son image et fait accepter son adhésion par les membres fondateurs de l’Alliance . Car la Turquie fut le premier pays a répondre positivement à l’appel des Etats-Unis pour obtenir de l’aide. Et elle a expédié 5000 soldats pour défendre la Corée du Sud.7

 

Mais l’on soit souligner aussi que la participation de la Turquie à la guerre de Corée n’a pas été le seul facteur qui ait contribué à son adhésion. Parallèlement à cette contribution militaire, elle a aussi participé au renforcement de la solidité du Bloc de ‘lOuest à un moment où ce dernier commençait à présenter des fissures internes.non négligeables ! Pour résumer, la Turquie a aidé à protéger l’identité de l’Ouest par le biais de sa politique de sécurité au cours de la Guerre Froide. Par conséquent, ce n’est pas simplement les facteurs militaires ou sécuritaires, mais également la contribution politique de la Turquie à la constitution et la sécurisation de « l’identité » de l’Occident qui a permis son adhésion à l'OTAN.8

 

D’ailleurs, l’adhésion de la Turquie à l’OTAN en 1952 apparaît aussi comme un symbole  : elle rattache la Turquie à l’Ouest ; l’OTAN constitue la meilleure arène pour le pays pour faire découvrir sa spécificité et ses idées au monde occidental, car l’OTAN est ,à cette époque, l’une des deux plus importantes, (sinon la plus puissante et plus influente) organisations internationales dans le monde. Grâce à elle, la Turquie peut expliquer ses vues et intérêts sur les développements internationaux.

 

L’OTAN va ainsi offrir une identité politique et de sécurité pour la Turquie dans le champ des relations internationales.9En outre, l’importance de la Turquie pour l’OTAN n’est pas négligeable. La Turquie constitue la deuxième plus nombreuse force armée de l’OTAN10(après les Etats-Unis) et elle a fait participe toutes les opérations militaires de l’Organisation dès le début. Elle a aussi joué un rôle d’initiatrice dans certains projets de partenariats de l’OTAN , comme ce fut le cas pour le « dialogue méditerranéen », l’initiative d’Istanbul... Elle joue un rôle unique en contribuant à la stabilité et à la sécurité dans la région en étant un modèle pour un bon nombre de ses voisins.11

 

C’est pourquoi elle a méritée d’être nommé comme « key strategic ally ». Comme l’explique Javier Solana « la Turquie, en tant que membre actif de l’Alliance a contribué à l’élaboration de notre sécurité commune. Sa proximité avec les Balkans, le Caucase, l’Asie Centrale, le Moyen Orient et la Méditerranée met la Turquie dans l’épicentre du changement. C’est le nouvel rôle de la Turquie qui fait ce pays un atout majeur dans la nouvelle approche coopérative de sécurité de l’OTAN. En tant que pays ayant des liens historiques et culturels et en tant que promoteur de la coopération régionale, la Turquie contribue activement à la défense collective de l’OTAN ainsi que de ses nouvelles missions de gestion des crises et de soutien de la paix. Et en contribuant de manière significative aux activités coopératives de l’Alliance avec les pays non membres de l’OTAN, la Turquie dispose d’une importance particulière dans le développement de la nouvelle architecture de sécurité en Europe. »12

 

Mais quand on regarde l’histoire, on ne peut pas non plus esquiver certains problèmes illustrant les relations entre la Turquie et l’OTAN.

Par exemple, l’enlèvement des missiles implantés en territoire turc sans consultation des autres pays membres de l’OTAN après la crise du Cuba, dans un domaine qui concerne la sécurité de la Turquie. Ankara, dans ces circonstances, devait exprimer son « vif mécontentement » à l’égard de l’OTAN.

Autre exemple, la lettre (désormais célèbre) du Président Lyndon Johnson soulignant officiellement un autre sujet de « fâcherie »: la question de Chypre ; envenimant les relations bilatérales entre Turquie et Grèce, deux nations membres de l’OTAN ! quand la Turquie déclare en juin 1964 qu’elle va faire une opération en Chypre, le Président Johnson envoie immédiatement une lettre au Président de la République de Turquie mentionnant qu’un conflit ouvert entre la Turquie et la Grèce pourrait provoquer une intervention armée de l’URSS en Turquie et que, dans cette hypothèse, l’on pourrait douter sérieusement de l’automaticité d’une intervention directe de l’OTAN pour défendre la Turquie. De même, les Etats-Unis ne permettront pas l’utilisation des matériels militaires, armes et systèmes d’armes fournis par les Américains à l’armée turque militaire dans le cadre d’opérations conduites par Ankara en territoire chypriote. D’où la crise suscitée entre la Turquie et l’OTAN.

Plus récemment, l’objection manifestée par la Turquie à l’égard de la nomination du nouveau Secrétaire Général de l’OTAN a créé une mini crise, assez rapidement résolue, il est vrai, après quelques négociations. Selon M. Tacan İldem – le représentant permanent de la Turquie au sein de l’OTAN, ladite désignation ne « créera pas de véritables problèmes quant aux les relations de la Turquie avec l’OTAN. Au contraire, la Turquie va contribuer au succès de l’Alliance tout en participant aux débats sur le nouvel concept stratégique, à la lutte contre le terrorisme international et à la disparition progressive les armes de destruction massive ».13Ainsi, l’une des premières visites de Rasmussen sera consacrée …à la Turquie, Août, ce qui montre que la désignation de Rasmussen comme Secrétaire Général ne pose plus problème aux yeux d’Ankara. .

 

En réalité, quant on analyse l’ensemble de la période 1952-2008 (plus d ‘un demi siècle !) on constate objectivement que ces  crises n’ont constitué que de petites ruptures, très vite colmatées. et que l’OTAN a toujours joué le premier rôle ,pour la Turquie, dans le domaine de la sécurité internationale.

 

Les contributions de l’OTAN à la Turquie, sur ce chapitre, sont effectivement loin d’être négligeables..ni obsolètes ! Par exemple, après la fin de la Guerre Froide, même si la possibilité d’une attaque « classique » telle qu’envisagée dans le cadre de l’article 5 ne constitue plus une menace importante dans la scène internationale, l’OTAN continue d’être LE garant de la sécurité du pays. Ainsi, en février 2003, après la demande de la Turquie de protéger le pays en cas d’attaque contre sa population ou son territoire, l’OTAN a envoyé des avions de surveillance et des missiles de défense ; un système activé entre le 20 Février et le 16 avril 2003.

 

D’ailleurs, les intérêts et les avantages de la Turquie et l’OTAN furent généralement réciproques. Et quand la Turquie fit concrètement des contributions à la sécurité et à la défense européenne contre la menace soviétique, les Etats-Unis et les pays européens élargirent les garanties de sécurité pour protéger l’intégrité territoriale de la Turquie contre l’Union soviétique.

 

Avec la disparition de la menace soviétique, certains experts pensèrent que la Turquie perdrait de sa valeur « géostratégique » dans le domaine de la sécurité .Cela ne fut pas le cas. Grâce à l’adaptation de l’OTAN et l’acceptation de nouveaux concepts stratégiques, la Turquie a gardé son importance et sa position dans le cœur de la sécurité européenne.

 

  1. Les contributions de la Turquie à l’OTAN

 

Avec la fin de la Guerre Froide, la Turquie a resté au centre des modifications apportées par celui-ci. Grâce à ses liens historiques et culturels avec les pays de la région, elle est devenue une médiatrice entre l’OTAN et ces pays là. Ses contributions à l’OTAN peuvent être constatés dans plusieurs domaines : elle est devenue un modèle pour l’adaptation des ex-pays de bloc de l’Est aux structures politiques, militaires, économiques et culturelles du monde occidental ; elle a aidé au développement du dialogue et de la coopération avec les pays de la région ; elle a commencé à mener des activités éducatives et de formations militaires ; elle a pris des rôles actifs dans les opérations de gestion des crises et de soutien de la paix. On peut classifier les contributions de la Turquie à l’OTAN dans deux titres : le premier est les contributions politiques, le deuxième est les contributions militaires.

 

  • Les contributions politiques

 

Après la dissolution de l’URSS, les nouveaux Etats ont émergé dans la géographie qui entoure la Turquie. Même si l’émergence de nouveaux pays et les conflits dans ces pays ont causé à l’instabilité dans les frontières turques, cela a créé un avantage pour la Turquie : elle est devenue un médiateur et un modèle pour les pays de la Caucase et de l’Asie Centrale pour qu’ils s’adapteront aux valeurs et structures politiques, culturelles, économiques et militaires de l’Occident. Dans cette perspective, la Turquie a participé et a fait le leadership dans la formation des dialogues politique et diplomatiques, des activités pédagogiques, des coopérations économiques et commerciales et des échanges sociaux et culturels avec les Etats Turcs qui avaient récemment gagné leur indépendance.

 

Tout d’abord, la Turquie a élaboré des projets multilatéraux de sécurité avec les pays de la région pour renforcer les relations politiques, de sécurité et de défense de la Turquie ; mais aussi pour promouvoir la coopération et le dialogue dans la région. La participation de la Turquie à ces projets servit au renforcement de la sécurité en développant les transactions économiques, politiques et militaires.

 

On peut analyser les contributions de la Turquie dans les projets de l’OTAN en partant des exemples concrets.

 

Premièrement, dans le cadre de l’importance attribuée aux partenariats par la Turquie et dans le cadre de l’investiture faite par l’OTAN, les ambassades de la Turquie aux Baku, Bichkek, Achkhabad et Rabat ont accomplit la mission de l’« ambassade de point de contact » dans ces pays là pendant la période 2006 – 2008. De même, l’ambassade de la Turquie au Pakistan est devenue l’ambassade de point de contact de l’OTAN en 15 Mai 2009 « pour que l’OTAN comprend mieux ce qui se passe dans cette partie du monde. La Turquie va aussi être le facilitateur dans les négociations réalisées entre le Pakistan et l’OTAN » a expliqué Mme Stéphanie Babst à Istanbul le 06 juin 2009. 14Donc, on voit que les relations bilatérales de la Turquie avec les pays du Moyen Orient aide l’OTAN à améliorer ses relations avec les pays de la région.

 

En ce qui concerne le Dialogue Méditerranéen, étant un pays méditerranéen, la Turquie attribue une grande importance à ce projet, a été devenue une avant-garde pour sa formation. Elle a aussi développé de bonnes relations avec les pays du Dialogue en signant des accords de coopération technique dans le domaine militaire et en entreprenant la mission de « l’ambassade de point de contact » en Jordanie pour la période 2001 – 2002 et 2005 – 2006. De même, elle a aussi été l’ambassade de point de contact au Bahreïn entre 2005 – 2006, et au Rabat entre 2007 – 2008.15De plus, depuis 2001, les pays du Dialogue Méditerranéen font des activités qui sont conforme à l’esprit du Dialogue. Comme un pays attribuant trop de l’importance à la nécessité du Dialogue Méditerranéen, la Turquie fait parrainage d’un bon nombre d’activités depuis cette date. Et aussi avec l’implémentation d’Oléoduc Baku – Ceyhan en 2006, elle a commencé à attacher beaucoup plus de l’importance à l’amélioration du Dialogue Méditerranéen.

 

En ce qui concerne la lutte contre le terrorisme ; malheureusement, le terrorisme n’est pas une question nouvelle pour la Turquie, qui a été en lutte contre ce danger pour une longue période et a perdu plus de trente mille personnes dans sa lutte contre l'organisation terroriste PKK. Le pays a longtemps soutenu que le terrorisme ne peut pas être considérée comme une préoccupation purement interne et que la lutte contre celle-ci doit inclure la coopération internationale. Actuellement, le terrorisme est l’une des questions les plus importantes sur l'agenda de l’OTAN. L’Alliance n’a pas une stratégie globale contre le terrorisme à l’origine.

 

Toutefois, dans son processus de transformation d’après Guerre Froide et particulièrement depuis les attaques terroristes contre les Etats-Unis le 11 Septembre 2001, l’Alliance a commencé à apporter une contribution substantielle à la lutte contre le terrorisme. Compte tenu de ses capacités et de ses expériences amères dans ce domaine, la Turquie d’aujourd'hui est bien placée pour offrir une assistance à l’OTAN dans la lutte contre le terrorisme. Efforts de la Turquie comme un pays musulman contribuera à démontrer et faire en sorte que ce n’est pas une lutte entre les religions et / ou les civilisations. Le soutien de la Turquie est très important de ce point de vue et donc un atout pour l’Alliance.16

 

Quant aux Balkans, la présence de la Turquie dans cette région remonte à la période de l’Empire Ottoman. La Turquie attache une grande importance à la stabilité dans les Balkans, car les conflits ethniques ou l’instabilité dans cette région peut déclencher des crises humanitaires qui affectent directement la Turquie à cause des liens religieuses et ethniques avec les peuples des Balkans. C’est pourquoi la Turquie a participé aux opérations de l’OTAN et contribué avec des troupes, des policiers et des observateurs à d’autres efforts internationaux visant à résoudre les conflits en ex-Yougoslavie.17Ainsi, elle a pris part dans les accords bilatéraux et multilatéraux mais aussi dans les projets politiques, économiques, militaires et sociaux. Par exemple, BLACKSEAFOR en avril 2001, SEECP en Février 2000, MPFSEE et SEEBRIG en Septembre 1999, SECI en 1996, l’initiative de libre zone dans les Balkans en Octobre 1988… Au Moyen-Orient et en Asie Centrale, un pionnier de la Turquie est mise en place de la coopération économique en mer Noire (BSEC) en 1992, et a permis à l’élargissement de l’accord de la coopération économique dans le Caucase et l'Asie centrale pays dans les années 1990. Ainsi, la Turquie assiste actuellement à l’Albanie pour la restructuration de ses forces militaires, la reconstruction de la marine albanaise, l’enseignement professionnel militaire. Elle aussi donne l’assistance militaire, technique et logistique aussi à ce pays.

 

Même si ces contributions n’étaient pas réalisées sous le parapluie de l’OTAN, ils ont aidé à assurer la stabilité dans la région. C’est pourquoi ces initiatives sont très importantes pour la sécurité aussi.

 

  • Les contributions militaires

 

De nos jours, les contributions militaires de la Turquie continuent dans toutes les opérations militaires conduites par l’OTAN.

 

Plus récemment, quand on arrive à l’époque après Guerre Froide, on voit les contributions plus importantes que celles-ci pendant la Guerre Froide. Avec la mise en œuvre de l’Accord de paix de Dayton, la Force de paix de la Turquie a été attribuée à la commande de l’IFOR à partir du 20 Décembre 1995. Le 20 Décembre 1996, l’IFOR a été restructuré comme SFOR et la brigade turque a commencé à fonctionner pour cette commande. La brigade turque a ensuite été réduite à un bataillon, en conformité avec les décisions de l’OTAN.

 

Ainsi dans le cadre de l’Opération Sharp Guard, en harmonie avec la FORPRONU et les opérations de l’IFOR, la Marine turque a contribué en service actif et sur appel des frégates, ainsi que les ravitailleurs et les mines anti-navires à l’opération Sharp Guard menée par STANAVFORMED. Un total de 18 frégates / navires de guerre, 2 sous-marins, 4 ravitailleurs et environ 5000 personnes ont pris part dans les opérations à partir du 13 Juillet 1992 au 2 Octobre 1996.

 

Les Forces armées turques ont également contribué pour fournir un appui aérien à la FORPRONU, l’IFOR et la SFOR. La Turquie a contribué un escadron de F-16 déployés en Italie à l’opération Deny Flight pour contrôler l’espace aérien au-dessus ex-République de Yougoslavie.

 

Avec l’intervention de Kosovo le 24 mars 1999, la Turquie a commencé à faire des contributions militaires pour cette opération. La Turquie y a participé avec dix F-16 qui se sont trouvés en Italie à l’époque et qui y ont contribué plus de 2000 heures. Après l’intensification de l’opération, la Turquie a attribué huit F-16 supplémentaires et 3 avions de ravitaillement ainsi que les bases Incirlik et Bandirma pour le déploiement.18En outre, une frégate turque affectée à la Force navale permanente de la Méditerranée (STANAFORMED) dans l’Adriatique et un chasseur de mines attribuée au Comité permanent de lutte contre les mines du Groupe ont participé à l’opération.

 

Après l’intensification de l’opération, des réfugiés ont commencé à se déplacer. Pour aider à résoudre une crise, 18.000 réfugiés ont été logés en Turquie au cours de l’opération, en plus, des camps de réfugiés ont été mis en place aux Boyana / Elbasan Macédoine et Albanie afin d’assurer des logements pour 3200 réfugiés. Après la signature de l’accord de paix, les réfugiés sont retournés au Kosovo.

 

Ainsi, Turkish Kosovo bataillon Task Force déployé à Prizren, continue sa mission dans le force armée multinationale formé par l’Allemagne, la Turquie, l’Autriche et la Suisse.

 

Les contributions de la Turquie dans la Force Internationale d’Assistance et de Sécurité (FIAS) ne sont pas négligeables non plus. Entre février et août 2005, la Turquie était le leader de l’ISAF VII : dans cette période 1430 personnels militaires turcs ont travaillé en Afghanistan. Et elle était aussi responsable de l’Aéroport International de Kaboul. La Turquie a également fourni des dirigeants civils à l’effort international en Afghanistan. De Janvier 2004 jusqu’à août 2006, l’ancien président du parlement turc, Hikmet Çetin a rempli deux mandats consécutifs en tant que haut représentant civil de Secrétaire Général de l’OTAN en Afghanistan, la plus haute représentation politique de l’OTAN dans le pays.19Après cela, entre avril et décembre 2007, la Turquie a entreprise le commandement régional de Kaboul avec 1200 personnels. Maintenant 780 personnels turcs contribuent à l’ISAF.

 

La Turquie a conduit la mission de la FIAS à deux reprises depuis 2002 et continue à diriger une équipe de reconstruction provisoire (PRT), avec un travail efficace dans le recyclage des unités de l’armée afghane dans une zone sensible culturellement. A cet égard, la Turquie semble jouer un rôle important dans la mission de l’OTAN en Afghanistan, qui est principalement dû à ses liens culturels de la région pour le peuple et non lié à son importance militaire et géostratégique.20En tant que nation musulmane, la Turquie accroît la légitimité de la mission de la FIAS en Afghanistan. Sa participation signifie que les forces chrétiennes ne sont pas les forces occupantes en Afghanistan, mais plutôt, c’est considéré comme une force composée de différentes confessions et de différentes nations. Tout comme le soutien des Arabes dans la première Guerre Mondiale, les Alliés ont permis d’éviter la stigmatisation d’une guerre sur les mondes musulmans, l’appui de la Turquie à l’OTAN peut contribuer à éviter la même stigmatisation en 2009. L’approbation de la Turquie pourrait conférer une légitimité à la position de l’UE aux yeux des non-Européens. Comme on le voit au cours de la campagne de l’OTAN en Afghanistan.

Comme Hikmet Cetin l’a mentionné, la présence effective de la Turquie dans la campagne de l’OTAN en Afghanistan illustre que l’un des rôles les plus importants est ceci que la Turquie se joue en aidant la communication avec les deux parties culturellement différent parce que les deux côtés ont confiance à l’interférence turque.21

Ceci souligne le thème que la Turquie peut servir comme un pont pour l’Europe, et donc, améliorer des perspectives de l’intégration de la Turquie.22

 

Ainsi, dans les opérations IFOR, KFOR, SFOR conduites aux Balkans dès 1995, le rôle de la Turquie n’est pas négligeable non plus.

 

D’ailleurs, la Turquie a conclu des accords de coopération sur la formation militaire et les questions techniques et scientifiques ainsi que l’industrie de la défense avec près de 60 pays y compris les pays membres et non membres de l’OTAN aux Balkans, au Moyen Orient, au Sud Méditerranée en Afrique Sub-saharienne, en Asie Centrale, à l’Extrême Orient et en Amérique du Sud. Tous ces accords ont visé d’assurer la coopération de sécurité militaire en développant interopérabilité. Grâce à ces accords, la Turquie a été devenue un pont de sécurité entre les pays membres et non membres de l’OTAN.

 

Par exemple, le Centre d’Entraînement de PpP à Ankara qui a été inauguré en 1998 est une centre de formation et d’enseignement de qualité très importante qui aide aux pays membres du Partenariat à atteindre le niveau d’interopérabilité requis pour participer à des opérations et exercices PpP dirigées par l’OTAN. Il offre des stages aux niveaux opérationnel et stratégique, et coordonne et supervise les stages technico-tactiques d’autres écoles militaires turques. Le centre d’Ankara propose tous les avantages de la formation dispensée dans un pays allié, et couvre presque tout l’éventail des objectifs d’interopérabilité définis par l’OTAN pour les forces armées des Partenaires.23Ainsi, tous les cours sont ouverts à tous les Partenaires et Alliés ; les personnels des Etats participants à PpP ainsi que les personnels des Etats non participants à PpP peuvent bénéficier de ces formations afin de s’adapter aux doctrines, tactiques, principes, procédures et normes de l’OTAN.

 

D’ailleurs, la Turquie et les Etats de PpP organisent chaque année des opérations militaires communes comme on l’a fait en Bulgarie, Turquie, la Macédoine…

Par ailleurs, la plus importante attribution dans le domaine militaire de la Turquie est son rôle et engagement dans les opérations.

(à suivre)

 

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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 19:48
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Les enjeux du pétrole russe (2)

L'économie russe bénéficie largement du maintien des cours élevés du pétrole qui ont stimulé l'activité du secteur privé.Les recettes fiscales,depuis l'introduction,en 2000,d'un taux unique d'imposition sur les revenus de 13%, ont grimpé de 50%, la monnaie est stable, l'inflation maitrisée,et la consommation interne, poussée par la hausse des salaires et des retraites,est en augmentation. Gràce aux exportations de pétrole et de gaz,la Russie a atteint des excédents commerciaux historiques ;l'excédent commercial oscille entre 40 et 50 milliards de dollars par an depuis cinq ans.Cette stabilité ainsi que le prix élevé du pétrole constituent les meilleures conditions possibles pour mener des réformes structurelles, sans lesquelles la croissance économique russe ne pourra sepoursuivre.

Entretemps,la dépendance du pays à l'égard du pétrole augmente et le gouverneemnt ne semble pas avoir une idée très précise quant à l'utilisation des revenus du secteur.Il hésite entre plusieurs options: l'élaboration d'un nouveau modèle économique, l'investissement del'argent étatique dans le secteur des technologies,la mise en oeuvre d'un programe de réformes sociales ou la simple accumulation des fonds en attendant la chute des cours du pétrole (!) et la prochaine crise...Principal moteur de la croissance, le secteur énergétique laisse aussi le pays à la merci des prix mondiaux des matières premières et n'occupe que moins de 1% de la force de travail.Une des principales tâches économiques du gouvernement russe dans les années à venir consiste à diversifier une industrie encore trop centrée sur l'énergie,les métaux ferreux et non ferreux ,les produitt forestiers.

Donc,un des dangers du boom pétrolier est qu'il détourne la Russie de l'oriention stratégique qui s'impose: dépasser son rôle d'exportateur exclusif de matières premières et d'importateur de tout le reste ,développer son potentiel industriel et techologique poiur construire une économie solide et diversifiée,tournée vers le futur.Or,malgrè la manne pétrolière, l'économie russe ne parvient pas à lancer un véritable programme de réindustrialisation.C'est pourquoi Poutine a mis l'accent sur le développement industriel et posé comme objectif un doublement du PNB en dix ans.

Si Poutine veut atteindre cet objectif, il doit garantir une croissance stable et diversifier l'économie en régulant l'activité des grands groupes "oligarchiques" Une des solutions qui est mise en oeuvre consiste à augmenter les impöts dans le secteur pétrolier,qui représente un tiers des rentrées budgétaires,et alléger parallèlement la charge fiscale des petites et moyennes entreprises, afin de permettre leur essor et de stimuler les investissements. Une partie de l'argent ira sur un Fonds de stabilisation ,prévu pour servir de garantie en cas de baisse des cours mondiaux du pétrole.Si la Russie engrange d'importants revenus pétroliers,le flou persiste encore sur l'usage que les autorités entendent faire de ces fonds.(à suivre)

M.Lebedev

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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 17:02
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Les enjeux du pétrole russe(1)

 

La Russie est actuellement le plus grand producteur de pétrole et de gaz dans le monde,avec une production qui s'élève à plus de 18 Millions de barils d'équivalent par jour (dont 58% de gaz et 42% de prétrole).Ses réserves estimées s'élèvent à 60 miliards de barils de pétrole et de 50 milliards de mètres cubes de gaz;les "réserves à découvrir" ,selon les estimations, sont de l'ordre de 70 milliards de barils de pétrole et 28 milliards de mètres cubes de gaz.La Russii a un secteur pétrolier et gazier très fort ,qui lui permet de jouer le rôle d'un des principaux fournisseurs des hydrocarbures au plan mondial.La production pétrolière a crû de plus de 40% entre 1999 et 2005 pour atteindre le niveau actuel de quelques 9 millions de barils par jour. Envrion 70% est exporté sous forme de brut ou de produits pétroliers.

Selon l'Agence Internationale de l'Energie,vers 2015,quelques 80% du pétrole mondial sera produit dans trois régions: l'Afrique de l'Ouest, le Golfe Persique et la Russie.Donc,cette dernière sera un acteur majeur sur l'échiquier mondial de l'énergie,un fournisseur stratégique d'hydrocarbures,non seulement pour l'Europe ,mais aussi pour le marché chinois,qui sera l'un des plus grands consommateurs d'énergie dans le monde.

Les revenus provenant des exportations du pétrole et du gaz ont permis de surmonter le déclin économique après la désintégration de l'URSS et d'assurer le décollage de l'économie russe: pour la cinquième année consécutive,la Russie a affiché un taux de croissance constamment positif ( jusqu'à 6 à 7% en 2004 et 2005). Mais le fait que le décollage a été principalement assuré par le secteur des hydrocarbures montre à la fois la fragilité de cette reprise et les profonds déséquilibres structurels de l'économie russe.La Russie est de plus en plus considérée comme un pays à économie pétrolière;un pays où 1% de la population active produit 25% du PIB Elle est, après l'Arabie Saoudite, le deuxième exportateur mondial de brut,dont plus de la moitié vers l' Europe mais seulement 4% vers le Etats Unis.

Bien qu'ayant conjoncturellement dépassé l'Arabie Saoudite (en 2003 et 2004), la puissance pétrolière russe reste fragile par rapport à Ryiad; d'abord parce que ses réserves de brut sont moins importantes et moins accessibles et les coûts de leur exploitation plus élevés; ensuite parce que l'industrie pétrolière russe a acquis ses performances au maximu de sa capacité de production,tandis que le royaume saoudien a le potentiel d'augmenter encore la sienne de 50% !

Comme en Arabie Saoudite,l'Etat "achète" le soutien des citoyens en s'efforçant de redistribuer les retombées de la manne pétrolière.L'Etat russe a augmenté le nombre de ses employés en gonflant la bureaucratie dans les régions.Mais la Russie est trop grande et trop peuplée pour procéder comme l'Arabie Saoudite.Un autre schéma possible est celui du Nigeria, où des ilôts de richesses existent dans un océan de pauvreté;c'est le modèle habituel des économies pétrolières en développement.Le troisième scénario,celui d'un pays comme la Norvège,suppose de solides institutions et un Etat de droit permettant de se projeter dans l'avenir.Mais la Russie n'a pas pris cette voie.

La Russie affiche son intention de pomper de 120 à 150 millions de tonnes de pétrole d'ici 2020 et veut produire au XXIeme siècle plus de pétrole et de gaz que n'importe quel pays au monde.C'est cette manne pétrolière qui a permis au pays de rehausser son statut dans le monde et de redresser son économie,tout comme la découverte des gisments de la Caspienne,il y a plus de cent ans, avait permis le décollage industriel de l'empire tsariste, puis de l'Union soviétique. L'expansion vigoureuse de l'industrie pétrolière ,ainsi que des activités connexes, a créé un climat de stabilité et favorisé l'investissement.Les revenus du pértole ont permis de remplir le scaisses de l'Etat.Ils assurent 40% du budget fédéral;grâce aux recettes pétrolières,les réserves en devises ont atteint un niveau record en 2005, permettant de faire face au remboursement de la dette extérieure (140 milliards de dollars) et même de rembourser certaines dettes par anticipation. (A suivre)

M.Lebedev

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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 09:49
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La France et Haiti

Haiti est une priorité pour la France en raison de l'histoire et d'intérêts géopolitiques.La présence de ce pays francophone dans les Caraïbes rend moins incongrue la présence de départements français dans la région et moins résiduelle la francité canadienne.Les relations entre la Martinique,la Guadeloupe,la Guyane,le Canada et Haïti ont donc un intérêt pour la France.La francophonie est une autre préoccupation française qui rejoint la première alors qu'Haïti est sous influence américaine. Haïti est à la fois un lieu de rivalité entre la France et les Etats Unis, où la France a perdu beaucoup d'influence et de complicité affichée come lors de l'opération franco américaine de 2004 pour accompagner le départ d'Aristide dans un contexte tendu entre la France et les Etats Unis au sujet de l'Irak. La question de l'émigration haïtienne est aussi une raison de l'implication française dans le développement d'Haiti.

Ces enjeux poussent la France à avoir un investissement très politique en Haiti et moindre dans l'aide au développement. Ainsi,en 2004,la France intervient dans la phase militaire de la crise et se retire très rapidement,ne participant qu'à hauteur de 3% au financement du Cadre de Coopération intérimaire. L'investissement français dans l'opération militaire autour du départ du Président Aristide, controversée en Haiti,est encore plus déligitimée par la faiblesse des investissements qui suivent pour l'aide au développement.Un sentiment d'abandon de la France semble se sentir dans la population haitienne et le manque de cohérence de la politique française est dénoncé par des associations de la société civile.

La faiblesse des financements français n'est pas propre à Haiti qui,au regard de l'ensemble des financements de la France dans cette région reçoit un traitement de faveur.Le budget consacré à Haiti par la coopération française est proche de l'ensemble de l'aide au développement sur le reste des Amériques.Pour les financements de la "Mission d'appui à l'Action Internationale des ONG" ,Haiti apparait toujours comme une prioroté,en comparaison aux financements que reçoivent les ONG de la MAAIONG dans d'autres pays,avec 22 projets financés en 2005-2006

La rupture des relations diplomatiques entre la France et Haiti l'a amenée comme les autres bailleurs de fonds à interrompre brutalement sa coopération dans les épriodes 1991-1994 et 2000-2004. On note qu'une coopération s'est maintenue au niveau de la société civile et par des échanges entre les sociétés civiles françaises et haïtiennes grâce aux financements des ONG et aussi, lors de la seconde rupture,gràce à une commission mixte gérée par Cities Unies de France...

P.Morael.

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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 19:01
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De la crise haitiennne.

 

Instabilité politique, extrême pauvreté, fractures dans la société:Haiti apparait comme un Etat en crise.Situé dans les Grandes Antilles,occupant le tiers occidental de l'île d'Hispaniola, l'autre partie constituant le territoire de la République dominicaine, Haïti est le pays le plus pauvre de l'hémisphère nord.Les aspects de la crise, visibles dans d'autres Etats dans le monde,trouvent leurs origines en Haïti dans des périodes particulières de son hisoire,la période coloniale avec la traite des esclaves du XVIeme à la fin du XVIIIème siècle, pendant la guerre d'indépendance,en 1804,et dans les années de la construction de la société et de l'Etat haïtien juste après l'indépendance. L'état de fragilité qui perdure aujourd'hui au niveau de l'Etat et de la société est causé par la permanence de facteurs strcturls qui datent principalement de ces trois périodes.Cette permanence restée longtemps souterraine a été révélée par des crises conjoncturelles successives.

Dans la période récente,depuis la chute de la dictature des Duvalier,en 1986,l'instabilité politique est forte et la situation économique s'est dégradée.En 1991, l'élection du Président Aristide ,soutenue par les couches populaires du pays,donne l'espoir d'unrenouvellement de la vie politique haitienne et d'un emeilleure considération de la population pauvre par l'Etat.Sept mois après son élection,il est renversé par le coup d'Etat du Général Cedras,qui constitue une crise politique pour Haïti.Il est réinstallé au pouvoir en 1994 par les Américains. Lui succède alors le Président Préval,qui appartient au même parti politique,Lavalas.En 1997 s'ouvre une crise institutionnelle,Aristide reviendra au pouvoir en 2000,avec une politique de plus en plus corrompue qui s'éloigne de l'espoir qu'il avait incarné.En 2003,une forte dévaluation de la gourde révèle la dégradation de la situation économique.Aristide est chassé du pouvoir par une opération militaire franco américaine.Un gouvernement intérimaire est mis en place jusqu'à l'élection du Président Préval,en 2006.

Durant cette période récente,la communauté internationale a jugé certaines situations comme des crises. En 1994,elle parle de "crise haitienne" pour justifier l'installation d'Aristide et son retour en Haïti.On aurait pu plutôt considérer l'année 1991 comme une crise puisque le Président légitime venait d'être renversé! En 2004,la communauté internationale parle de nouveau de crise alors que le blocage institutionnel avait commencé dès 1997.Les bailleurs de fonds jugent en 2004 que la conjonction entre un état de droit faible et une grave crise économique permettent de parler de crise. Les moments qualifiés de crise ne coincident donc pas avec un niveau de conflictualité plus élevé ou des conditions de vie plus difficiles dans le apys mais avec les préoccupations de la communauté internationale! Cette dernière intervient selon ses propres logiques, pour des raisons souvent politiques comme empêcher une trop forte émigration haitienne et onc pas forcément à un moment paroxysmique de la crise. Il ne semble donc pas pertinent de se focaliser sur les moments qui ont été identifiés comme des crises en Haïti mais sur des facteurs structurels de l'état de fragilité du pays.

Les causes structurelles de la fragilité de l'Etat haitien peuvent être masquées par le phénomène d'alternance de crises politiques ou économiques et de moments de paix en Haiti. Pourtant ces facteurs de crise perdurent pendant les périodes le splus stables.L'analyse de Johan Galtung ("Peace by Peaceful means-Oslo-1996)qui différencie la paix "structurelle" de la paix "conjoncturelle" explique bien que la apis conjoncturelle n'est que l'absence de guerre , ou de crise,dans le cas d'Haiti,où les causes profondes de la crise ne sont pas éradiquées.On entendra donc par "crise" un état de fragilité qui dure et non un phénomène conjoncturel même répété.

Il ne s'agit pas pour autant de considérer que la crise est identique depuis..1804! Elle a pris des formes successives différentes: instabilité politique avec de nombreux coups d'Etat au XIXème siècle, période de dictature de 30 ans sous les Duvalier père et fils entre 1957 et 1986, occupation américaine, entre 1915 et 1934...Aujourd'hui,la crise politique,économique et sociétale s'est doublée d'une crise idéologique et morale symptomatique de l'aggravation de l'état de fragilité du pays.Cette aggravation de la crise se traduit par une situation économique qui empire,le revenu per capita a ainsi perdu 1% par an pendant les 40 dernières années

La crise,plongeant ses racines dans une histoire longue ,celle de la colonisation qui a duré plus de deux siècles,et une histoire douloureuse avec une population entièrement issue d'une déportation et réduite en esclavage,puis celle de la violente guerre d'indépendance,est dificile à dépasser. La communauté internationale, qui entretient une relation ambigue avec Haiti entre interventionnisme et rejet comme à son indépendance où l'exemple de cette première République noire indépendante représentait une menace pour les grandes puissances,ne parvient aps à aider au règlement de la crise.

Dans la priode récente,on retrouve ces deux attitudes vis à vis d'Haiti dans la discontinuité de l'aide des bailleurs.Entre 1991 et 1994, un embargo contre Haitie est décidé,puis en 1994 Haiti devient le pays le plus aidé au monde;à nouveau en 2000 Haiti est délaissé par les bailleurs de fonds qui reviennent massivement en 2005 ...

On peut se demander pourquoi l'intervention massive de la communauté internationale en1994 n'a pas permis d'enrayer la crise. Il est sans doute trop tôt,trois ans après la crise de fin 2004,pour faire le bilan de l'intervention de cette année là...On peut cependant faire l'hypothèse que la communauté internationale échoue parce qu'elle ne s'attaque pas aux fondements de la crise haitienne par méconnaissance et parce que chaque bailleur de fonds suit ses propres logiques et part d'un constat des dysfonctionnements de l'Etat et de la société en haiti,qui l'amène à appliquer des programmes standardisés au lieu de s'appuyer sur les structures haitiennes existantes.

P.Morael

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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 17:57
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La Chine en Myanmar.

Le Myanmar offre sans conteste des atouts géopoltiques que ses voisins ne pouvaient ignorer à long terme.La Chine de Pékin a été la première à se positionner sur la scène birmane à la fin des années 1980 et à négocier avec la Junte pour un développement de partenariats multiples,touchnat de nombreux domaines,ce qui permet à Pékin de régler povisoirement l'un de ses plus gros problèmes actuels:la sécurisation de son approvisionnement en énergie. Sur le plan géopolitique, la Birmanie est un atout aux multiples facettes, puisqu'elle offre à la Chine les moyens d'augmenter sa maitrîse des mers,de contrôler des point stratégiques de passage (détroit de Malacca), un accès aux ressources naturelles,aux matières premières..Sur le plan politique,le soutien de la Chine au régime birman est aussi un moyen d'éviter que le pays ne connaisse une vague de démocratisation qui risquerait de s'étendre à la République Populaire...

Les acquis de la Chine gràce à la Birmanie ,comme le contrôle de la route des hydrocarbures chinois dans l'Océan Indien,ont,comme dans le cas de toutes les alliances,un caractère provisoire.C'est pourquoi la Chine doit veiller en permanence à renouveler ses liens avec la Birmanie er qu'elle a aujourd'hui de quoi commencer à s'inquiéter.Son influence sur le Myanmar est certes forte,mais elle a tendance à être remise en question par plusieurs facteurs et acteurs.La zone transfrontalière sino-birmane, en particulier la région Shan,est fortement troublée depuis des décennies,et l'ouverture des frontières avec la Chine a conduit à l'augmentation des trafics illégaux en tous genres (drogue,mais aussi produits licites) qui, combiné à l'armement de la région,en grande partie dû aux armes fournies par Pékin à la Junte,crée l'insécurité dans le secteur.Cette insécurité a gagné la frontière sino indienne.L'Inde ,qui se sent visée par la présence chinoise à ses portes,tout le long de la côte birmane, jusqu'aux îles Coco,commence à réagir.

L'appartenance de la Birmanie à la sphère d'influence chinoise fait réagir non seulement l'Inde mais aussi la communauté internationale,de l'Europe aux Etats Unis.Elle renforce les alliances contre la Chine et,finalement,la situation se retourne un peu contre la RPC.Peut être un partenariat moins unilatéral,et l'arrêt du soutien inconditionnel à la Junte pourraient permettre à la Chine d'être mieux perçue.Mais,surtout,et les dirigeants chinois en ont conscience,le régime militaire du Myanmar risque de se tourner vers d'autres pays,pour échapper à l'emprise chinoise,diversifier leurs soutiens.Sans compter que la population vit relativement mal ce que beaucoup considèrent désormais comme une "sinisation" de la Birmanie.Aujourd'hui,par exemle,c'est un tiers de la population de Mandalay (la deuxième ville du pays)qui est d'origine chinoise (principalement du Yunnan)et à Lashio,c'est près de la moitié.

Beaucoup pensent que la RPC est le principal responsable de la survie et du succès du régime birman.Pékin entretient en effet le régime en forunissant des armes,ce qui a été beaucoup médiatisé,amis également par un soutien financier (prêts à taux préférentiels,achats sans compter des ressources birmanes..).Par exemple,le contrat remporté par la Chine face à l'Inde sur l'exploitaion du gaz devrait être ue source d erevenus considérable pour la Junte,entre 800 millions et 3 milliards de dollars annuellement...

M.WEBER.

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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 19:47
De la renaissance d'un "CMI" au Kazakhstan?.
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Un "complexe militaro industiel" au Kazakhstan?

Le Kazakhstan a hérité d'un important complexe militaro-industriel datant de la période soviétique et qui est dissiminé à travers le pays.Cet héritage ne se retrouve pas seulement dans les bâtiments industriels et dans les productions mais également dans la popllution de nombreuses régions ,résultat des essais nucléaires,chimiques,bactériologiques...

Au lendemain de la chute de l'URSS,au moment où le Kazakhstan commençait à se construire,ses activités industrielles ont été durement touchées par la crise économique qui a frappé le pays et par la rupture de liens commerciaux avec la Russie qui lui auraient permis de poursuivre sa production.

La volonté présidentielle de donner au Kazakhstan une place parmi les grandes nations explique ce souhait de voir renaitre le complexe militaro-industriel.En effet,pour un pays qui n'a qu'une quinzaine d'années et qui a souffert du joug soviétique pendant des décennies, il doit prouver qu'il peut se protéger de toutes les menaces qui pourraient lui retirer cette liberté.L'armée est une vitrine pour un pays, à travers elle est représentée l'organsiation de ce dernier,son dynamsime,sa modernité.Le fait de pouvoir équiper son armée avec du matériel moderne est synonyme d'indépendance et d'une volonté d'assurer une sécurité sans failles contre toutes formes d'agressions.Ces dernières peuvent être de différentes formes, mais les attaques terroristes sont celles qui sont le plus souvent prises en compte par le gouvernement: terrorisme islamiste;terrorisme indépendantiste et terrorisme économique pouvant viser les installations pétrolières.Les risques d'une invasion chinoise,d'un eréoccupation russe ou d'un embrasement de la région ne sont ap sd'actualité et paraissent en revanche improbables...

Les ambitions présidentielles et gouvernementales et la création de l'entreprise nationale "Kazakhstan Engineering" semblent être soutenues par la popûlation qui y perçoit surtout la renaissance d'un secteur qui va créer des emplois et un moyen de rendre au Kazakhstan son prestige.

Mais la renaissance d'un tel complexe et la réussite de cette entreprise sont loin d'être finalisés.De nombreux friens persistent ,politiques et matériels.le gouvernement souhaite être équipé de façon moderne...sans trop investir et en réclamant des investissements étrangers!Il est donc nécessaire pour le pays de privilégier les partenariats,amis celuici implique une dépendance du savoir-faire étranger.La réussite de ces ambitions dépend aussi du marché réel d'exportation qui s'ouvrira pour le Kazakhstan.Pour l'instant,il ne fait que dupliquer du matéreil "soviétique" en le modernisant avec du météreil électronique de pointe qu'il achète à l'étranger.Et le sdifficultés d'exportations,malgré l'assurance du douvernement et du Président de Kazakhstan Engineering seront l'un des risques pour la survie de ce complexe dans les années à venir.

Pour l'instant,le Kazkhstan équipe principalement ses forces armées de matériels russes et américains qui lui sont offertes en échange de facilités.Pour le pays,c'est une manière de s'équiper à moindre coût.Pour la Russie et pour les Etats Unis,c'est la possibilité de s'assurer le partenariat d'Astana et donc de continuer à être présent dans la région.

L'autre risque sur le quel le Kazakhstan doit porter son attention est la détérioration des relations avec ses voisins. En effet, il persiste en Asie Centrale une lutte d'influence,principalement avec l'Ouzbékistan,pour avoir le leadership régional.Le fait de moderniser son armée et d'engager la renaissance d'un complexe militaro industriel ,qui,à l'époque de l'URSS,était inquiétant du fait des recherches,ne pourrait qu'inquiéter ses voisins proches.Les discours kazakhstanais ne sont pas agressifs mais éveillent des craintes compréhensibles. Le Kazakhstan va devoir poursuivre son effort diplomatique envers ses voisins d'Asie Centrale et expliquer la nécessité nationale d'un tel programme..

Thibault Richard.

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 18:17
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Sur le KOSOVO

Le Kososvo a donc,ces derniers jours,accédé à l'indépendance,à la satisfaction, au moins apparente,de quelques Grands, et la vive hostilité de la Serbie,certes (témoins les manifestations qui ont immédiatement suivi) mais également, ce qui est loin d'être négligeable,de la Russie ou de la Chine Populaire..

Au delà des commentaires ou des attitudes partiales et subjectives qui n'ont rien de commun avec l'analyse géopolitique,il nous semble indispensable de souligner,dans ce contexte, les caractères majeurs et les séquelles directes liées à des faits relativement récents et qui,pourtant,semblent être largement tombés au fond de l'armoire aux souvenirs: la "Guerre du Kosovo",qui s'est déroulée il y moins d'une décennie (une misère mesurée à l'aune des phénomènes historiques) en 1999

Rappelons quelques faits:

Sous Clinton, l'administration américaine décide alors,pour résoudre les effets- plus que condamnables- de la poltique menée à l'égard des Kosovars musulmans par Belgrade, de procéder à des bombardements,via l'OTAN, "pour régler une situation humanitaire" (sic)

Le bilan de ces bombardements nous autorise objectivement à considérer qu'en fait de réglement humanitaire,ils ont surtout abouti à une "catastrophe humanitaire"..

Indiscriminés, lesdits bombardements ont abouti en outre à un départ (restreint)des populations serbes et des autres minorités non musulmanes du Kosovo et le retour massif des Kosovars musulmans partis se réfugier en Albanie . Le résultat démographique est clair:ces derniers,depuis quelques années, sont devenus très largement majoritaires.

Ces bombardements de l'OTAN méritent d'enntrée de jeu quelques commentaires:

ils ont été opérés sans le feu vert de l'ONU (les Américains craignaient -à juste titre-un veto de Moscou et de Pékin: ( à ce propos ,le Ministre français des Affaires Etrangères de l'époque,Hubert Vedrine avait déclaré,avec quelque imprudence: "le Kosovo et une exception,qui ne devrait pas se renouveller ..Quelques années plus tard,du côté de l'Irak,l'exception est bien vite devenue quasment la règle!)

Avec ces bombardements "humanitaires", Washington visait en réalité au moins 6 objectifs complémentaires:

-mettre la Serbie de Milosevic à genoux (ce qui fut fait)

-bloquer les velléités russes dans la région des Balkans;

-marginaliser les"alliés " européens

-revaloriser l'OTAN, à l'époque en belle perte de crédibilité

_s'implanter plus fermement et gérer les Balkans

et, peut être,afficher de manière conjoncturelle un soutien (modéré)à l'Islam.

Le bilan, aujourd'hui,est édifiant:

-le Kosovo "indépendant" est un Etat largement artificiel,enclavé,mais frontalier d'une Albanie avec laquelle Tirana pourrait envisager à plus ou moins court terme la création de facto d'une "Grande Albanie",susceptible de fragiliser le relatif équilibre de la région;

-au plan de la géopolitique interne", ledit Kosovo apparait aujoud'hui comme le territoire de la zone le plus fortement marqué,dans ledit ensemble régional,par les caractères au demeurant classiques du "sous développement": démographie galopante; contexte socio économique désespérant,situation politique plus que fragile,eu égard à la présence et aux motivations des minorités,notamment serbes (par ailleurs spatialement très concentrées) voire à leurs réactions, même si l'on peut s'étonner de la rapidité avec laquelle,par exemple,sans trop de preuves,le Général Bout de Matrak a dénoncé ces derniers jours les premières réactions violentes de ces ces minorités)

-à l'échelle de la région:l'effet de mimétisme,voire de "dominos" sont loin d'émarger désormais à la seule utopie: quid du Sandkak de Novi Pazar;qui de la Voïvonide?quid des Serbes de Bosnie?

Et ne parlons pas des éffets de similitudes , du côté de la Palestine,(c'est déjà fait!) du Sinkiang, de certains territoires du Caucase,du Darfour, voire du Pays Basque ou de l'Ulster ou du Pays Basque (il n'est pa surprenant de noter,par exemple,que l'Espagne s'est bien gardée d'applaudir à l'indépendance)

Mais,à notre avis,au delà des questions de Droit International (triplement bafoué en la circonstance) et des conséquences prévisibles à court terme, notre pessimisme est d'abord lié à un constat,désormais banal:le Kosovo ,eu égard à son histoire récente et à sa situation strictement géographique, représente aujourd"hui le plus

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 10:34
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Paris-Washington..

Une nouvelle donne?

 

Jacques Soppelsa, estimez vous que la France, il y a bientôt quatre ans, avait opté pour la bonne voie en s'opposant de facto à la guerre contre l'Irak? Avez vous le sentiment que Paris est aujourdhui isolé?

Dans ce contexte très précis, la France, a mon avis,avait choisi la bonne voie en ne s'associant pas à l'initiative américaine en Irak. L'Elysée et le Quai d'Orsay, à l'époque, avaient affiché clairement une position irréfutable au plan du droit International.Cette position était très largement appuyée par l'opinion publique française et par les opinions publiques de nations dont les gouvernements étaient pourtant, sans états d'âme ,ostensiblement rangés sous la bannière de la croisade initiée par George W.Bush, comme l'Italie et l'Espagne. Ce constay avait incité à affirmer que non seulement la Francen'était pas isolée,mais qu'elle ne l'a jamais été!Face à la coalition quelque peu hétéroclite et à géométrie variable concoctée par Rumsfeld ou Powell,Paris avait été systématiquemnt appuyé par des capitales d'Etats difiicilement négligeables,comme Berlin,Moscou,ou Pékin! Excusez du peu!!

En outre, je crois sincèrement que la posture diplomatique et géopolitique adoptée par Paris était la bonne..Mais ceci (nonnes valens,ne m'empêche pas de dire que, a contrario,les temps ayant singulièrement changé, la politique clairement affichée depuis quelques mois, notamment dans la foulée du séjour du Président Sarkozy aux Etats Unis,(qui a tout particulièrement levé de solides malentendus entretenus par les souvenirs un tantinet obsolètes de l'idéologie "gaullienne" classique),ne pourra que contribuer au renforcement des liens déjà très forts qui unissent notre pays à cette grande démocratie occidentale..

Quelle posture la France doit elle alors propclamer face au nouvel ordre mondial, issu de l'effondrement du système bipolaire?

La France avait émis de vives résrves quant à la vision strictement unilatéraliste de l'Adminstration Bush.J'ignore encore,et pour cause, qui va lui succéder..Mc Cain ne devrait pas être le strict héritier de cette vision..Et dans le cas, loin d'être improbable,du relais des Républicains par les Démocrates à la Maison Blanche lors des élections de Novembre 2008, cette vision ,me semble t il ,devrait être singulièrement pondérée. même si, comme on peut le constater,la thématique des relations internationales joue, mais c'est une tradition Outre Atlantique, un rôle relativement mineur dans la campagne électorale présidentielle!

Dans ce contexte,la France prône le retour à l'équilibre mondial ,au rétablissement de donnes internationales stables, au respect du droit et du rôle dévolu aux instances supranationales.Tout celà ne peut être assuré que dans le cadre d'un processus de multipolarition (C'est d'ailleurs ainsi que je lis personnellement le projet de Nicolas Sarkozy quant à la promotion d'une Union de la Méditerranée). Face aux tentatives hégémoniques sécrétées ici ou là ,face aux partisans du "choc des civilisations" cher à ce bon Monsier Huntington, l'émergence de nouveaux blocc polarisés ,ressuscitant la théorie séculaire de Mc Kinder,des blocs centrés notamment sur l'AsiePacifique,sur le sous continent latino américain et, a fortioti,sur l'Union Européenne,devrait permettre d'éviter aux générations futures un nouvel ordre mondial strictement contrôlé par des structures "impérialistes",qu'elles soient localisées ,par exemple, à Washington ou à Pékin!

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