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  • : La géopolitique par Jacques Soppelsa
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Cv Jacques Soppelsa

Agrégé de géographie , Docteur d'Etat ,et Professeur de géopolitique à l'université Paris I (Panthéon-Sorbonne). Retrouvez le Cv résumé en cliquant sur le lien suivant : Jacques Soppelsa

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1972 : Géographie Universelle (2 tomes) Livre du mois
1973 : Le Moyen  Orient (3 tomes) Mang
1975 : L'économie des Etats Unis (Masson). Livre du mois
1976 : La Géorgie méridionale et le Vieux Sud des Etats Unis (thèse)
1979 : Les grandes puissances (Nathan)
1980 : Géographie des Armements (Masson) Livre du mois
1981 : Histoire du Far West (Larousse  BD) 32 facsicules en coll.
1982 : La Terre et les hommes (Belin)
1984 : Des tensions et des armes (Publications de la Sorbonne)
1986 : Lexique de  Géographie Economique (en coll  Dalloz)
1988 : Lexique de Géopolitique (Dir. Dalloz)
1992 : Géopolitique de 1945 à nos jours (Sirrey)
1994 : La Patagonie (en coll. Autrement)
1995 : Los Frances en Argentina (en coll .Zago)
1996 : La dictature du rendement (Ellipses)
1997 : Dix mythes pour l'Amérique (Colin)
1999 : la démocratie américaine (Ellipses)
2001 : Géopolitique de l'Asie Pacifique (id)
2003 : Le Dialogue régional en Amérique Latine (Ellipses)
2005 : Les Etats Unis .Une histoire revisitée (La  Martinière-.Le Seuil)
2006 : "Dix morts en sursis" -Roman de Géopolitique fiction- Editions du Club Zero
2008 : Géopolitique du monde contemporain (en coll.) (Nathan)

2009 : Les sept défis capitaux du Nouvel Ordre Mondiale

2010 : Dictionnaire iconoclaste de l'immigration

2011 : Géopolitique et Francophonie

2012 : Louis XVII, La piste argentine

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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 21:59


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La politique africaine de la France :

Changement dans la continuité ?

 

 

Emmanuel DUPUY

Le 6 mai au soir, Nicolas Sarkozy, alors fraîchement élu exposait les axes programmatiques de son mandat en matière de politique extérieure, qu’il s’agisse du projet de création d’une Union de la Méditerranée ou de bâtir « l’Eurafrique ». Le nouveau président de la République est venu le rappeler au cours d’un discours prononcé à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, le 26 juillet dernier.

 

L’impact de ses propos, à destination de la jeunesse africaine, fut d’autant plus retentissant qu’ils ont installé un profond malaise. Entre incompréhensions et formules oratoires hâtives, ce discours semble avoir profondément troublé les Africains, qui estiment avoir vu dans la geste présidentielle et la main qui a guidé sa plume, une prose paternaliste et marqué d’un brin de nostalgie coloniale.

 

Depuis, un autre discours prononcé, le 28 février dernier, au Cap, devant les parlementaires sud-africains, semble avoir été nettement mieux perçu. Tout semblerait indiquer que la France souhaite, notamment, « remettre à plat » les accords de défense qui nous lient avec certains Etats africains depuis les années 60.

 

Si l’on en croit le contenu de ce discours qui se voulait fondateur, un nouveau chapitre des relations françaises et euro-africaines, devrait ainsi s’ouvrir par la mise en place de nouvelles relations constructives et décomplexées, sous le sceau d’une stratégie commune entre « nations égales en droits et devoirs » de part et d’autres des continents européen et africain.

 

Car, si l’on considère, le népotisme, la corruption, la gabegie, le clientélisme, le paternalisme, l’assistanat et son détournement, les conflits chroniques, comme les maux qui affectent plus sévèrement qu’ailleurs le continent africain, alors il convient, en effet, de trouver enfin un remède à une situation parfaitement identifiée de longue date.

 

Volontairement lyrique, le président, n’hésite pas à appeler de ses vœux une « renaissance » qui rejaillerait sur tout le continent. Déjà, lors du Sommet de la Baule, en 1990, le président Mitterrand avait jeté un pavé dans la marre en imposant le principe de conditionnalité de l’aide. Lionel Jospin avait semblé lui emboîter le pas en prônant la doctrine du « ni ingérence, ni indifférence » ou « d’accompagnement sans dictée ».

 

« L'Afrique est au cœur des priorités de la France », avait coutume de rappeler Jacques Chirac, encore fallait-il que les intérêts stratégiques de la France épousent ceux des pays africains…

 

 

« Sans l'Afrique, la France deviendrait une puissance de troisième rang », entend-on dire ici et là. Cependant, malgré un discours constant sur la nécessité du renforcement de la lutte contre la pauvreté et de l'aide au développement, la France risque de n'être bientôt plus prise au sérieux. Bien que les Africains aient appris à ne plus trop considérer ce type de déclarations tonitruantes et bien que le « pré carré » ne soit plus le seul apanage de la France et de ses présidents africains choyés, le discours du cap se veut un tournant déterminant dans la relation entre deux continents, marqués par des liens indélébiles, quoique non exempts de d’écueils et responsabilités partagées.

 

Ce sont ces liens indéfectibles, qui ont eu néanmoins tendance à se distendre depuis quelques années, qu’il convenait de doper de nouveau. Le contexte d’un surcroît d’intérêt pour l’Afrique, en quête d’une meilleure représentativité dans la gouvernance économique et diplomatique, entrée de plein pied dans la mondialisation - pour le meilleur comme pour le pire - en faisait une urgente nécessité.

 

 

Un tournant dans les relations France-Afrique ?

 

Le principe de précaution prôné par Nicolas Sarkozy, qui semble vouloir lui accoler la volonté de transparence vis-à-vis des règles d’engagement des soldats français aura-t-il le même impact ?

 

La duplication de forces agissant sous deux mandats différents dans un même espace, comme c’est actuellement le cas avec les 1500 soldats français du dispositif Epervier et les 2100 qui constituent l’ossature de la nouvelle force de stabilisation - sous étendard européen - dans l’est du Tchad, semble, en tout cas, accréditer la portée du discours du Cap.

 

Médias et opinions publiques s’interrogent, en effet, de plus en plus ouvertement sur la pertinence - ou pour reprendre le terme choisi par le président français lors de son discours en Afrique-du-Sud-, l’obsolescence quant à la rédaction de tels accords bilatéraux qui nous lient le plus souvent les mains et occasionnent vis-à-vis de nos partenaires de profondes incompréhensions…

 

Parfois incompris par les populations locales elles-mêmes, le plus souvent maintenus dans l’ignorance de leur contenu et clauses secrètes, fréquemment récusées par les pouvoirs en place, comme ce fut le cas il y a quelques mois à N’Djamena, à Abidjan depuis 2003, ou à Bangui si l’on remonte un peu plus loin encore, ces accords semblent parfois nous revenir en pleine face.

 

Ces derniers seraient ainsi passés au crible des nouveaux paradigmes de sécurité, où le terrorisme, les menaces environnementales et leurs conséquences géopolitiques, l’irruption de nouveaux acteurs - en premier lieu desquels les Américains et les Chinois-, les risques portées à la sécurité des sources vitales d’approvisionnement (eau, hydrocarbures), ainsi que le phénomène de contractualisation et de privatisation de la coercition semble remettre durablement en cause la cadre stratégique qui prévalait jusqu’alors.

 

Déjà, en février 2007, le principe de repositionnement, voire de fermeture de certaines bases militaires françaises en Afrique avait été retenu. Nicolas Sarkozy soulignait, à cet effet, que comme l’armée française « n’est pas un corps expéditionnaire destiné à jouer les pompiers ou les gendarmes aux quatre coins du monde », il se réservait le droit de revenir sur les choix qui ont guidé la politique extérieure militaire de la France. L’opération Licorne et ses 3600 hommes en Côte d’Ivoire était sans doute en ligne de mire…

 

Tout ceci, semble aussi pleinement justifier une volonté de communautariser ce vaste chantier, d’où un appel du pied nettement marqué au Cap en direction de nos partenaires européens.

 

Certains voient

, en effet, dans la politique européenne d’aide au développement, principal levier de l’action de l’UE en direction du Sud, d’une part et les missions européennes de résolutions des conflits et de gestion de crises (Eufor RCD et Eurfor Tchad-RCA) d’autre part, les laboratoires de l’émergence d’une véritable politique extérieure et de sécurité commune, depuis trop longtemps en gestation.

C’est du reste ce à quoi les Objectifs du Millénaire de l’ONU (septembre 2003) nous incitent, dans le sens d’une meilleure utilisation de l’aide au développement, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption et de la prévention des conflits.

Encore faudrait-il que tous nos partenaires européens le comprennent avec la même prégnance. Force est de constater que l’accouchement dans la douleur de la mission de stabilisation européenne au Tchad et en RCA, où les moyens humains et financiers promis par Londres manquent cruellement est de nature à en remettre sérieusement en cause la crédibilité.

 

 

Une politique de défense française sur le continent africain en profonde mutation

 

Même s’il est sans doute un peu tôt pour parler d’une réelle rupture dans la relation passionnelle liant la France au continent africain, des inflexions et de réels ajustements sont, néanmoins, en cours.

 

Cela s’est notamment traduit après des étapes traditionnelles et attendues au Maghreb et en Afrique de l’Ouest (Algérie, Maroc, Tunisie, Gabon, Sénégal…) en passant par des détours imposés par l’actualité du moment - de Tripoli à N’Djamena par de nouveaux circuits diplomatiques qui ont amené le Président en Afrique du Sud, après l’Egypte, tous deux candidats crédibles pour le siège africain au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies que le Président souhaite favoriser.

 

La promesse d’une grande tournée africaine à l’automne, sur le mode de celle que vient de terminer le président Georges W. Bush, semble correspondre à une évolution marquante en direction de cette autre Afrique. Des « Pays du champ » à ceux qui appartiennent à la sphère d’influence anglophone, dans sa partie orientale, centrale et australe, le Président semble vouloir tout mettre sur la table, en toute transparence, quitte à bouleverser la géopolitiques traditionnelle es alliances en Afrique, comme il tente de le faire, du reste, au sein de l’UE et sur le pourtour du bassin méditerranéen.

 

Mais de quoi parle t’on vraiment quant il s’agit d’évoquer la présence militaire et l’influence française sur le continent africain ?

 

Celle-ci peut apparaître comme extraordinairement diffuse, puisqu’elle se caractérise par l’ancienneté des liens politico-militaire désormais quasi cinquantenaires que les indépendances dans les années 60 et les processus démocratiques au début des années 90 nous ont permis de lier avec l’ensemble des pays africains, avec néanmoins un intérêt nettement plus marqué pour l’Afrique francophone, longtemps considérée comme notre « chasse gardée ».

 

La présence française prend, par ailleurs, un tour nettement plus « formel » quand il s’agit d’évoquer les d’accords de défense, de coopération militaire, d’exfiltrations des Chefs d’Etat, et d’assistance technique qui nous lient à plus d’une vingtaine de pays africains, ayant assuré sur le continent africain une certaine stabilité institutionnelle !

 

C’est donc sur quatre points essentiels que la nouvelle politique africaine de la France semble devoir s’appuyer.

 

Le premier point consisterait à ajuster le partenariat stratégique entre la France et les pays africains aux nouvelles normes des relations internationales qui prévalent sur le continent. Ceci aurait pour but de tenter de répondre aux profonds déséquilibres que l’ancienneté et l’opacité des dits accords semblent avoir incrusté sur l’échiquier africain.

 

Le second point peut, quant à lui, relever de la gageure, tant le souhait - au demeurant louable - de passer au crible de l’opinion publique et de viser à la transparence et à l’accessibilité des accords existants - ne saurait cacher une partie plus cachée de ces dits accords. L’adage selon lequel « le diable se niche dans les détails » prend ici tout son sens…

 

Plus en amont, Nicolas Sarkozy a souhaité de profonds ajustements structurels et conceptuels, plaçant l’africanisation et l’européanisation de la sécurité au cœur de ses propos. Vaste chantier, en effet, surtout si l’on prend au mot le Président de la République quand il souhaite engager au plus vite cette rénovation, longtemps berceau de cette elliptique et tenace « FrançAfrique » qui semble avoir garder toute sa puissance immanente...

 

Le nouveau locataire de l’Elysée prend néanmoins scrupuleusement soin de cadrer d’emblée cette noble ambition avec l’objectif global de sécurité collective et la mise en place effective des capacités de résolution de crises que s’est fixée l’Union africaine - à l’horizon 2010-2012 et qui ont fait cruellement défaut jusqu’ici au Darfour ou au Kenya. Vœux simplement pieux ou tâche gargantuesque qui incombe tout d’abord aux Africains eux-mêmes. L’actualité de la mise au pas de la sécession d’Anjouan vis-à-vis des Comores vient d’ailleurs remettre en place certaines idées reçues, qui font que la formation, l’équipement, l’entraînement et, comme on l’a vu à cette occasion, le transport des casques blancs africains - dépendent encore très largement des moyens français pré-positionnés. Le hic vient du fait que c’est justement celle là qu’il s’agirait aussi de diminuer drastiquement…

 

Par ailleurs, en appelant de ses vœux une pleine association du Parlement français à ce re-toilettage attendu de la politique africaine de la France, le discours du Cap semble déjà créer quelques remous, compte-tenu de son annonce surprise et de la méconnaissance dans laquelle étaient placés les dits élus de la République, comme les Etats majors…

 

Néanmoins, faut-il voir une certaine logique de cette annonce, avec les conclusions de la Commission Balladur sur la réforme des institutions qui appelait, elle aussi, à une association plus poussée du Parlement aux grands débats d’orientation générales, permettant au passage au Président de la République de venir s’exprimer devant les parlementaires, à la manière d’un Président américain faisant son discours annuel sur l’état de l’Union.

 

 

Evolution tranquille ou rupture douloureuse ?

 

Face à toutes ces bonnes intentions, les faits sont néanmoins têtus. Rappelons, qu’en ce début d’année 2008, sur les 37 000 soldats français déployés en dehors des frontières, près de 11 500 sont basés en Afrique, dans le cadre des Opem - opération de maintien de la paix - sous l’égide des Nations unies (Sahara occidental, Côte d’Ivoire, Egypte), de l’Union européenne (est et sud-est du Tchad, de la République centrafricaine, Soudan et RDC), d’Opex menées par la France seule (Tchad, Cameroun, dans le golfe de Guinée, Togo, République centrafricaine et Côte d’Ivoire) ou de ce qu’on appelle les forces de présence (Sénégal, Gabon et Djibouti).

 

Même s’il ne fait nul doute que la présence de quelque 12 000 soldats français pré-positionnés sur le continent (Sénégal, Gabon, Djibouti) et ceux engagés dans l'opération Licorne en Côte-d’Ivoire (2900), Epervier au Tchad (1500), Boali en République centraficaine (400) est vouée à évoluer, encore faut-il se rappeler que leur présence est souvent perçue comme un élément indispensable aux objectifs que s’est donné la Communauté internationale, à savoir l’accès aux trois D (Démocratie, Droits de l’Homme, Développement). Par ailleurs, la charge économique de cette présence (à peu près 600 millions d’euros par an pour la totalité des opex, dont 250 pour la seule opération Licorne) nous incite aussi à en revoir la légitimité tactico-opératoire…

 

La volonté « d’européaniser » l’ambitieux programme d’accompagnement, de formation, d’entraînement et d’équipements des forces armées africaines, (RECAMP - renforcement des capacités africaines de maintien de la paix - lancé en 1998 lors du Sommet du Louvre, sous l’égide de l’ONU, en partenariat avec l’Union Africaine et sous l’égide de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest - CEDEAO) en est l’illustration parfaite.

 

Les missions de formations des armées africaines seraient ainsi privilégiées sur les responsabilités de contrôle militaire sur le terrain, du moins cela semble avoir influencer certains passages du prochain Livre blanc sur la défense et la sécurité qui devait être rendu public au cours du mois de mars ou qui le sera début avril 2008. L'on va même jusqu'à évoquer la duplication de forces « classiques » d'interventions aux côtés de troupes ayant un fort niveau technologique, dites de « haute intensité ».

 

Néanmoins, cette rupture tranquille avec une certaine vision « gaullienne » du lien entre la France et l’Afrique, marquée par l’importance de la relation interpersonnelle nouée par ses prédécesseurs avec les chefs d’Etat africains se fera sans doute sur quelques années, le temps de « s’apprivoiser » mutuellement, voire de trouver les alternatives démocratiques aux monolithismes institutionnels et politiques qui règnent dans bon nombre de pays de ce qui fut, dit-on, notre « pré-carré ».

 

Cela est sans doute inéluctable compte-tenu des formidables enjeux en cours, visant à intégrer l’Afrique dans le commerce mondial (le continent ne représente, en effet, que 1,7% du commerce international alors que le taux de croissance global des 53 pays avoisine les 5% par an). C’est le pari que semble avoir également pris les Etats-Unis, qui visent ainsi à construire les bases nouvelles d’une relation durable à long terme - d’ici néanmoins une trentaine d’années.

 

Nicolas Sarkozy, lors du déplacement à Dakar et Libreville, l’été dernier et en Afrique du Sud à la fin du mois de février, en appelant la jeunesse africaine à « s’approprier les droits de l’homme, la démocratie, l’égalité, la justice, la science et technologie modernes » la nouvelle politique africaine de la France orientée vers plus de Realpolitik et empruntant plus volontiers les chemins de la « soft policy » va aussi résolument dans ce sens.

 

De facto, ce discours pose ainsi de vraies questions qui accompagnent l’indispensable débat quant à la légitimité des militaires hors du territoire, à savoir : où devons nous être pour défendre nos intérêts vitaux et nos valeurs et quels sont-ils ? avec quel mandat ? avec quelles règles d’engagement ?avec quel financement ? pour quelle durée ? quand quitter un pays pour éviter l’enlisement et les retombées négatives ?

 

Il convient ainsi de savoir si le dialogue avec tous les acteurs africains évoqués par le nouveau locataire de l’Elysée - ce qui constituerait concrètement, en effet, une réelle rupture avec le « contrat d’exclusivité » et les liens interpersonnels entre présidents de la Vème République et leurs homologues africains - sera suivi d’effets durables.

 

En résumé, il est évident que la politique africaine de la France doit savoir tenir compte de toutes ces réalités externes et internes que justifie la multiplication des acteurs sur le continent africain. C’est une chance unique pour nos deux continents, à condition, bien sûr, de ne pas oublier que pour que cette relation soit équilibrée et profitable pour tous, il convient de tendre vers une reconnaissance partagée des droits et des devoirs que cette relation exigeante implique.

 

Une relation durable qui s’inscrit dans le long terme s’inscrit avant toute chose dans une histoire partagée, des liens tissés et des regards croisés. Si nombre de locataires de l’Elysée s’en sont tous inspiré au début de leur mandat, ils sont nettement moins nombreux à l’avoir pratiquée avec la même constance et détermination…

 

 

 

 

 

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